Rentrée scolaire "code jaune" : tous les élèves pourront retourner à l’école le 1er septembre

Après concertation de chaque ministre compétent avec les acteurs de son enseignement, les Communautés flamande, française et germanophone de Belgique se sont accordées ce vendredi après-midi pour organiser une rentrée scolaire sous un régime commun "code jaune", et cela malgré la reprise relative de l'épidémie de Covid-19 dans le pays. Cela signifie que la semaine de cinq jours de cours sera "à nouveau la norme de départ". Après la première semaine de cours, des ajustements seront possibles dans les communes qui connaissent un regain important de contaminations.

D’après le code couleurs imaginé pour le secteur en juin dernier, c'est bien le "code jaune" qui est maintenu, indiquaient en fin d'après-midi le cabinet de la ministre francophone de l'Education Caroline Désir et celui du ministre flamand Ben Weyts. "Sur base du dernier avis des experts du GEES et de la prise en compte de considérations épidémiologiques, pédagogiques et sociales, les Ministres de l'Éducation confirment l'application du code jaune pour la rentrée, à tous les niveaux (enseignement maternel, primaire, secondaire, enseignement artistique à horaire réduit, enseignement supérieur, de promotion sociale), mais en imposant une vigilance accrue et quelques ajustements", communiquaient les ministres compétents.

Concrètement, il y aura donc bien cinq jours de cours à l'école pour les élèves de tous les niveaux. Après une fin d'année 2019-2020 perturbée par la pandémie, avec des élèves restés de longues semaines à la maison, la rentrée scolaire 2020 était vue comme une étape importante pour reprendre un enseignement plus "normal" et comportant moins de risques de décrochage scolaire.

En juin dernier, les ministres de l'Education des trois Communautés s'étaient entendus sur un code couleurs commun (vert, jaune, orange ou rouge) assorti de mesures pratiques à mettre en œuvre en fonction de l'évolution de l'épidémie. A l'époque, vu le reflux de la pandémie alors constaté, mais dans l'attente de la disponibilité d'un vaccin ou d'une immunité collective suffisante, il avait été décidé que la rentrée de septembre se ferait en code jaune. On craignait dès lors ces derniers jours que cette situation puisse changer, étant donné que les chiffres des contaminations au coronavirus repartent à la hausse depuis plusieurs semaines.

Code jaune, avec 5 jours à l’école par semaine (et non 4)

Mais il n'en est rien: le "code jaune" (risque limité de contamination) est maintenu, soit à peine un petit échelon au-dessus du vert (existence d’un vaccin ou d’une immunité de groupe), qui correspondrait à une situation normale.

Si le jaune était précédemment évoqué comme une semaine de quatre jours pour le secondaire, avec le mercredi en travail à domicile, cette particularité a été abandonnée, car les experts du GEES (qui accompagnent la stratégie de déconfinement) "ont signalé que l'impact épidémiologique limité de la journée sans école le mercredi ne compensait pas suffisamment les effets secondaires organisationnels pour les écoles".

Ce sera donc semaine complète à l'école pour tout le monde, sauf exceptions. On maintient en effet la possibilité, localement là où la situation pandémique "est aiguë" et pour certains degrés du secondaire seulement (deuxième et troisième degrés), de passer à un enseignement mélangeant à environ moitié-moitié les cours à distance et les cours en présentiel, à l'école.

Pour le reste du secondaire et le primaire, on pourra envisager un passage en "code orange", avec des mesures renforcées, si la situation locale l'exige, "mais les élèves pourront continuer à fréquenter l'école à temps plein dans ce cas de figure".

Toute décision de changement de code couleur devra passer par les ministres de l’Enseignement, sur proposition de la cellule de crise locale. Les ministres des trois Communautés, et les acteurs de l'enseignement (syndicats, pouvoirs organisateurs, parents), souhaitaient "permettre au maximum la présence des élèves en classe, face à un enseignant. Rien ne remplace en effet l'enseignement en présentiel, et l'offre numérique ne peut constituer qu'une alternative lorsque les règles de sécurité l'exigent", explique le cabinet de la ministre Caroline Désir via communiqué.

Le cabinet du ministre Weyts précise aussi que le port du masque sera obligatoire en classe pour toutes les personnes (enseignants et élèves) dès l’âge de 12 ans. Il pourra cependant être enlevé pendant les pauses et les activités sportives. Des règles plus strictes seront aussi d’application pour l’accès de tierces personnes dans les écoles, ainsi que pour les activités périscolaires.

Le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts

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