Des jeunes de Bruxelles collaborent avec des coaches de plage et de ville à Blankenberge

Une dizaine de jeunes allochtones issus de la Région bruxelloise ont collaboré le week-end dernier avec des jeunes "coaches de plage et de ville", chargés de sensibiliser au respect des normes liées au Covid-19, à Blankenberge (photo archives). C’est ce qu’a indiqué la commune balnéaire lundi soir. Cette démarche s'inscrivait dans le cadre d'un projet d'entraide entre des groupes de jeunes.

Par le biais de cette initiative, les jeunes ont voulu démontrer que tout le monde est égal, quelle que soit l'origine. Un discours important après les incidents survenus récemment à Blankenberge. Il y a une dizaine de jours, la police locale de Blankenberge/Zuienkerke avait dû faire appel à plusieurs autres zones de police pour calmer les esprits. Dix-sept personnes avaient été arrêtées administrativement et trois jeunes Bruxellois avaient également été privés de leur liberté. Certains étaient connus des forces de l’ordre pour d’autres faits.

"D'un côté, les jeunes Bruxellois impliqués dans le projet voulaient se distancier de ces comportements et voulaient démontrer que tous les jeunes Bruxellois ne sont pas comme ça", explique la bourgmestre Daphné Dumery (N-VA).

"Je ne suis pas d'accord avec cette phrase", a fait savoir Brahim Lhichou, un éducateur de rue du quartier de Kuregem qui a réuni les jeunes Bruxellois pour aller faire de la prévention à Blankenberge. "Nous sommes venus à Blankenberge pour protéger nos jeunes et montrer que par le dialogue et le 'faire ensemble', nous arrivions à faire des choses exceptionnelles comme nous l'avons prouvé ce week-end, ce fut une expérience enrichissante des deux côtés."

"Les jeunes de notre équipe ont voulu montrer que tout le monde est sensibilisé de la même manière au respect des mesures Covid et qu'il n'y a pas de discrimination", a encore dit la bourgmestre Daphné Dumery (photo), précisant que l'expérience s'est révélée "positive".

Les plus consultés