Le Roi accepte la démission des préformateurs De Wever et Magnette et passe le relais à Lachaert

Vers 15h, le Palais royal a annoncé que le souverain accepte la démission des deux préformateurs Bart De Wever (N-VA) et Paul Magnette (PS), après avoir rencontré les présidents de plusieurs formations politiques ce mardi matin. Le Roi (photo, à dr.) avait entamé ses consultations lundi, en commençant par Joachim Coens (CD&V), Conner Rousseau (SP.A) et Maxime Prévot (CDH). Ce mardi, il chargeait Egbert Lachaert (photo, à g.) de poursuivre la mission royale.

Le nouveau président des libéraux flamands, Egbert Lachaert, était le premier à être reçu par le Roi ce mardi matin, suivi de son alter ego francophone, Georges-Louis Bouchez, puis des co-présidents d'Ecolo, Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane, ensuite de la présidente de Groen, Meyrem Almaci, et enfin du président de DéFI, François De Smet.

Le souverain a ensuite chargé Egbert Lachaert (Open VLD) de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d’un gouvernement fédéral qui s’appuie sur une large majorité au Parlement. Le président des libéraux flamands a accepté la mission et fera un premier rapport au souverain le 28 août.

Il n’est pas encore clair quel chemin empruntera Egbert Lachaert. Pour rappel, mi-juin dernier il avait déjà tenté - avec les présidents de partis Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR) - de trouver d’autres partenaires qui veuillent s’associer pour former une nouvelle coalition majoritaire, dans le but de mener une politique vigoureuse de soutien et de relance. Sans succès.

Open VLD estime que Lachaert s’est révélé un "facteur stable" ces derniers mois. Si les libéraux doivent être impliqués dans la formation, le choix tombe plutôt sur Egbert Lachaert pour prendre l’initiative que sur le président du MR, qui a déjà été plusieurs fois sollicité au cours des tentatives de formation de ces derniers mois. Lachaert ne devra cependant pas redémarrer à zéro, étant donné qu’un gros travail de contenu a déjà été réalisé ces derniers mois, indiquent divers témoins.

Mais le torchon brûle actuellement entre plusieurs partis qui pourraient figurer dans un futur gouvernement fédéral. Le président du MR (photo) a notamment fustigé ce mardi les propos tenus par Bart De Wever après avoir fait part de son échec au Roi. Le président de la N-VA avait estimé qu'il était "plus facile de torpiller un accord que d'en trouver un". "Cette remarque vient d'un connaisseur", a ironisé le leader libéral.

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