"Seule une personne sur deux rentrant d’une zone rouge se fait tester". Les amendes peuvent monter à 4.000 euros

Une nouvelle plateforme nationale de testing pour le coronavirus, complémentaire au dispositif actuel, sera mise en place à partir du 1er octobre, a annoncé mardi Philippe De Backer (Open VLD). Selon le ministre en charge du matériel destiné à lutter contre le nouveau coronavirus, cette "plateforme nationale bis" sera capable de réaliser quelque 40.000 tests PCR par jour en sept endroits différents. De Backer note d’autre part que la moitié seulement des personnes rentrant en Belgique d’une zone rouge dans le monde se font tester et souligne que le non-respect de cette obligation est passible d’une amende pouvant monter à 4.000 euros.

La commission Santé de la Chambre s'est réunie mardi après-midi afin de faire le point sur la pandémie en Belgique, à deux jours d'un nouveau Conseil National de Sécurité. La réunion était suivie d'un comité de concertation, auquel participaient aussi les ministres Maggie De Block (Santé publique) et Philippe De Backer. Devant la commission, Philippe De Backer a annoncé que la "plateforme nationale bis" de testing sera opérationnelle au 1er octobre. Ce dispositif représente un investissement de 50 millions d'euros en machines, en personnel et en réactifs.

Les laboratoires universitaires seront en charge de cette plateforme, en lien avec un laboratoire accrédité. Le ministre De Backer (photo) a précisé que l'objectif était d'atteindre 90.000 tests PCR (par le nez) à l'automne, contre 30.000 actuellement. Par ailleurs, 7,1 millions de tests sérologiques (par le sang), qui détectent la présence d'anticorps, ont été mis à disposition.

Philippe De Backer a une nouvelle fois défendu la politique en la matière, précisant que la Belgique en était à une moyenne de 166 tests pour 1.000 habitants contre, par exemple, 66 pour 1.000 en France.

Zone rouge : obligation de test et minimum 9 jours de quarantaine

Philippe De Backer a par ailleurs pointé le fait que seule une personne sur deux revenant d'une zone étrangère classée rouge se fait tester (60% en Flandre, 45% en Wallonie et seulement 37% à Bruxelles). "Il est nécessaire d'appeler les gens et de leur demander pourquoi ils ne se sont pas fait tester", a fait valoir le ministre. "Mais l'essentiel reste la quarantaine et l'auto-isolement. C'est la seule manière d'arrêter la pandémie lorsque le test est positif".

Une zone est qualifiée de "rouge" lorsque le taux de contamination dépasse 100 cas par 100.000 habitants sur la dernière quinzaine. Le ministre De Backer a confirmé ce mercredi à VRT NWS que les voyageurs qui rentrent d’une zone étrangère rouge et ne se font pas tester risquent une amende dont le montant peut atteindre 4.000 euros.

Ceux qui reviennent en Belgique d’une zone rouge doivent se faire tester et se mettre en quarantaine un minimum de 9 jours. Dans le cas du code orange, un isolement est vivement conseillé. Il semblerait qu’un certain nombre de voyageurs s’inscrivent pour passer le test mais ne s’y rendent finalement pas.

Les Régions du pays se sont mises d’accord pour appliquer le même principe pour les touristes qui ont eu des contacts à haut risque. Ils ont alors été en contact étroit et pendant une période prolongée avec des personnes contaminées au coronavirus. Les contacts à haut risque sont obligés de se faire tester et se mettre en quarantaine, suite à une modification de la législation.

Des sanctions sont donc appliquées pour les personnes qui ne respectent pas ces règles : les amendes s’échelonnent entre 208 et 4.000 euros, voire même une peine de prison de 8 jours à 6 mois.

Les contacts à haut risque sont normalement appelés par téléphone s’ils ne se sont pas fait tester après un ou deux jours suivant leur retour. Les traceurs de contacts vont maintenant donc aussi appeler les touristes rentrés de zones à risque pour s’assurer qu’ils se fassent tester.

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