Machelen refuse une fusion avec Vilvorde: “Pas nécessaire et pas soutenu par les habitants"

La commune de Machelen (photo), en Brabant flamand, estime ne pas avoir besoin d’une fusion avec sa voisine Vilvorde. Son bourgmestre Marc Grootjans (CD&V) l’a confirmé dans un communiqué officiel. C’est le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte (SP.A), qui avait proposé la fusion à la demande du ministre de l’Administration intérieure Bart Somers (Open VLD), mais Machelen n’est pas intéressée. "Nous pouvons nous débrouiller seuls, ce qui nous donne davantage de flexibilité", indique Marc Grootjans.

Le ministre de l’Administration intérieure Bart Somers a préparé un nouveau plan pour stimuler la fusion entre des communes. Le bourgmestre Hans Bonte (photo) a donc proposé à son homologue de la commune voisine Machelen de mener à bien pareille fusion. Il estime que Vilvorde et Machelen sont des candidates logiques à une fusion parce qu’elles sont confrontées à des défis semblables.

Une fusion leur permettrait en outre d’obtenir 30 millions d’euros et mènerait à la reconnaissance de Vilvorde comme ville-centre. Hans Bonte a proposé au bourgmestre Marc Grootjans de commencer par établir une liste des avantages et désavantages d’une éventuelle fusion.

Mais le collège de Machelen a fait savoir de façon officielle à la commune de Vilvorde qu’il n’était pas intéressé par une fusion des deux entités. "Cela veut dire que nous pouvons continuer à nous débrouiller seuls et que nous conservons davantage de flexibilité. Actuellement, nous n’éprouvons pas le besoin de fusionner. Et les réactions de la population prouvent qu’elle ne soutient pas vraiment cet éventuel projet", précise le bourgmestre Marc Grootjans.

Hans Bonte est déçu par le refus de Machelen. "Je trouve dommage que cette commune ne veuille même pas réfléchir avec nous à cette possibilité, alors que dans d’autres domaines nous travaillons sans cesse ensemble. Je respecte le point de vue de Machelen, mais je trouve dommage qu’elle dise d’emblée ‘Nous n’allons même pas y réfléchir’", précise Bonte. Il craint d’autre part que ce type de réaction force la Flandre à revoir ses objectifs nettement à la baisse.

Nicolas Maeterlinck

Les plus consultés