Deux garçons de 12 et 13 ans placés en centre fermé suite à une série de vols violents à Merksem

Le juge de la jeunesse d'Anvers a placé deux garçons âgés de 12 et 13 ans en centre fermé pour mineurs. Ils auraient commis cinq vols avec un complice de 18 ans, armés d'une machette et d'un taser, rapporte Gazet van Antwerpen samedi.

Au début de ce mois, une série de vols violents a été perpétrée dans certains magasins de Merksem (Anvers). Il s'agissait d'une friterie, d'un supermarché et d'une boulangerie. Le parquet d'Anvers a mené l’enquête et a identifié trois suspects : un jeune de 18 ans, un garçon de 12 ans et un garçon de 13 ans.

Le jeune de 18 ans a été arrêté et placé en détention par le juge d'instruction peu après les faits. Les garçons de 12 et 13 ans ont dû comparaître devant le tribunal de la jeunesse. Le juge a donc décidé de les faire admettre exceptionnellement dans deux institutions fermées distinctes. Selon la loi, les mineurs de moins de 14 ans ne peuvent en principe pas être enfermés. Cette mesure ne peut être qu'exceptionnelle, "si une personne âgée de 12 à 14 ans a commis une atteinte grave à la vie ou à la santé d'une personne et dont le comportement est exceptionnellement dangereux", selon la loi.

"C'est tout à fait inhabituel. Nous avons affaire à des suspects si jeunes en moyenne une fois par an. Cette fois, ils sont deux dans un seul dossier", déclare la porte-parole du parquet, Caroline Vanderstokker. Les garçons ont été placés pour trois mois, chacun dans une institution différente.

"La loi ne permet pas d'enfermer quelqu'un avant l'âge de quatorze ans. Mais deux exceptions existent: si le suspect met en danger la vie ou la santé de ses victimes et si son comportement met sa propre vie en danger. Les deux s'appliquent ici."

"Ce sont des faits extrêmement graves. Il s'agissait de vols à main armée au cours desquels les victimes ont été menacées à plusieurs reprises avec des armes. Des couteaux ont été exhibés, un pistolet a été utilisé, ainsi qu'une machette", explique encore la porte-parole du parquet.

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