Pas de revanche pour Delfine Persoon qui s’incline à nouveau face à Katie Taylor

Notre compatriote Delfine Persoon, 34 ans, était montée samedi soir sur le ring du Matchroom Fight Camp de Brentwood, dans l'Essex, au Royaume Uni, pour disputer "le match de sa vie", elle espérait prendre une éclatante revanche sur l'Irlandaise Katie Taylor.

Cette dernière lui avait en effet ravi la ceinture WBC poids légers (-61,235 kg) le 1er juin 2019 au Madison Square Garden de New York, dans des circonstances discutables.

Mais c'est Taylor qui a mis les choses au point, définitivement cette fois, en l'emportant largement aux yeux des trois juges, curieusement de la même nationalité britannique, coronavirus oblige sans doute: 98-93 (Victor Loughlin), 96-94 (John Latham), 96-94 (Mark Lyson).

Tout comme à New York, la championne WBC, WBA, IBF et WBO n'a jamais vacillé face aux assauts certes désordonnés mais ininterrompus de Persoon, qui exigent une totale concentration de l'adversaire. La moindre inattention serait en effet fatale.

Mais même éprouvée, Katie Taylor, championne olympique en 2012, n'est pas du genre à se laisser surprendre par un coup heureux: elle esquive, bloque et de temps en temps, réplique et touche, ainsi qu'en témoignait le visage rapidement rougi de la Belge.

Katie Taylor n'a pas caché sa satisfaction à l'issue du combat. "Cette fois les choses sont claires", a-t-elle en effet souligné. "Même si la difficulté était identique. Je suis heureuse d'avoir pu convaincre les juges de ma supériorité. Cela éteint les controverses qui avaient brouillé ma précédente victoire dans l'esprit des gens..."

"La décision est cette fois juste", a de son côté sportivement admis Delfine Persoon. "Katie a méritoirement gagné, et j'ai beaucoup de respect pour elle..."

"Maintenant? Faire réparer mon nez, et descendre en super-plumes!"

"J'ai manqué de puissance. J'étais trop légère (59,964 kilos, ndlr) malgré tout ce que j'ai mangé pour prendre un peu de poids. Compte tenu de sa supériorité technique, j'étais obligée d'essayer de lui faire mal. Mais je n'y suis pas arrivée, et c'est elle qui m'a au contraire cassé le nez dès le deuxième round. Il en restait donc huit, et je vous laisse imaginer ce que cela implique. On va donc commencer par le faire réparer, et ensuite je réfléchirai sérieusement à l'idée de descendre en super-plumes, sans doute ma véritable catégorie...", conclut Delfine Persoon.

Les plus consultés