Moins de disparitions inquiétantes suite au confinement durant la crise du coronavirus: "Soudain, tout s'est arrêté"

Cette année, on a signalé beaucoup moins de disparitions inquiétantes que d'habitude. C'est ce qu’a confié le responsable de la Cellule personnes disparues, au quotidien De Morgen. Habituellement, il y a en moyenne un millier de cas par an, mais après presque 8 mois, il n’y a que 370 cas cette année. Selon la Cellule des personnes disparues, l’explication peut être trouvée dans le confinement suite au coronavirus. La semaine prochaine, une série documentaire sur cette cellule débutera sur la première chaîne de la VRT (Eén).

Le confinement aura eu des conséquences sur le nombre de disparitions inquiétantes. Alors que d’habitude le nombre de dossiers varie entre 975 et 1 200 par an, on ne comptabilise cette année, après un peu moins de 8 mois, que 373 cas. Soit une diminution importante.

"Les disparitions de personnes à risque atteintes de démence dans les maisons de repos, par exemple, se sont complètement arrêtées, car les maisons de repos étaient complètement fermées du monde extérieur. On ne nous signalait plus non plus de personnes qui ne rentraient pas la nuit car les cafés et les restaurants étaient fermés", explique Alain Remue, de la Cellule des personnes disparues.

Reste à savoir si 2020 sera finalement l’année où le moins de disparitions seront enregistrées. Depuis la fin du confinement, le nombre de signalement a recommencé à augmenter. "La vie normale est revenue, les dossiers aussi", ajoute Alain Remue. "Parce qu'aujourd'hui nous avons repris comme avant avec un dossier de disparition après l'autre." Seul l'avenir pourra nous dire s'il y aura un rattrapage. Cela pourrait bien arriver : les journées seront bientôt plus courtes, il va y avoir moins de lumière, certaines personnes vont penser que tout va mal. Je crains que nous allons encore être confrontés à un certain nombre de cas. J'espère que non, mais il se pourrait que nous devions encore évaluer l'impact du coronavirus dans la manière dont les gens y ont fait face", ajoute encore Alain Remue.
 

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