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Robbe De Hert, l’"enfant terrible du cinéma flamand" est décédé

Robbe De Hert aura été un pionnier du cinéma flamand moderne. Il a été co-fondateur (en 1966) et inspirateur du Fugitive Cinema, le légendaire collectif cinématographique anversois. En 1980, il avait réalisé "De Witte van Sichem", un film dramatique basé sur le livre d'Ernest Claes et vu au cinéma par près de 600.000 personnes.

Dans les années suivantes, l'éternel "enfant terrible du cinéma flamand" a réalisé "Brylcream Boulevard" (1995), "Gaston’s War" (1997) et en 2000 Lijmen/Het been l’adaptation d'après les romans homonymes de Willem Elsschot. Mais aussi "Heavy Boys" avec Gaston et Leo et Blueberry Hill ont été réalisés par lui.

Dans de nombreux documentaires tels que "Le Filet Américain", "Janssen & Janssens draaien een film" et récemment "Hollywood aan de Schelde", il donnait toujours son opinion sans complaisance sur l'homme et la société et sur l'histoire du cinéma flamand.

Pour un cinéma social

Robin De Hert (son vrai nom) est un enfant de la guerre. Il est né en 1942 en Grande-Bretagne. Après la guerre, sa famille est retournée à Anvers. Adolescent, il est un grand fan de James Dean. Il prend une caméra en main et à ce moment-là, il sait déjà qu'il veut devenir une star de cinéma ou faire des films. Cependant, sur les conseils de son école, ses parents l'envoient dans une école professionnelle pour devenir électricien.

À la fin des années 60, il tourne le court métrage "De bom" avec Louis Paul Boon et prépare déjà son long métrage "Camera sutra".

Avec quelques âmes sœurs, il fonde alors le Fugitive Cinema, un collectif de cinéastes de gauche qui veulent faire du "cinéma social". Robbe De Hert aura également été une figure centrale du King Kong, le centre culturel qui a joué un rôle central dans la vie sociale et culturelle progressiste d'Anvers entre 1972 et 1982.

 

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