Sophie Wilmès prête à démissionner si elle ne recueille pas la confiance du Parlement le 17 septembre

La Première ministre, Sophie Wilmès, est prête à présenter sa démission au Roi s'il apparaît qu'elle ne recueillera plus la confiance d'une majorité au parlement, a-t-elle indiqué lundi sur les ondes de La Première (RTBF). Sur Radio 1 (VRT), elle a ajouté que sa préférence allait actuellement à un gouvernement majoritaire "qui intègre un plan de relance dans son accord".

A la mi-mars, le gouvernement Wilmès malgré sa composition minoritaire (38 sièges sur 150 à la Chambre) a reçu la confiance de neuf partis pour faire face à la crise sanitaire. La Première ministre avait indiqué qu'elle redemanderait la confiance six mois plus tard, soit le 17 septembre. 

Il est vraisemblable qu'elle ne la recevra plus. Dans ce cas, plutôt que de demander un vote au parlement, elle pourrait prendre les devants et présenter sa démission. La Belgique retournerait en affaires courantes. 

"Je n'exclus pas de démissionner. Si l'ensemble des partis expriment qu'ils ne souhaitent pas renouveler la confiance au gouvernement, il faut prendre ses responsabilités. Je n'ai pas de problème à le faire, c'est la démocratie", a-t-elle dit. 

Pour un gouvernement majoritaire

Le chargé de mission royal, Egbert Lachaert (Open VLD), a réuni dimanche soir les présidents des partis susceptibles de former une coalition Vivaldi. La Première ministre a préféré rester discrète: "c'est un moment délicat", a-t-elle commenté. 

Quelle pourrait être sa place dans un nouveau gouvernement? Mme Wilmès dit ne pas avoir de "plan de carrière". "Je serai toujours prête à collaborer à un projet positif pour la Belgique. Ma préférence va à un gouvernement majoritaire qui intègre un plan de relance dans son accord", a-t-elle expliqué sur les ondes de Radio 1.

Nouvelles élections : "une perte de temps"

Si une coalition Vivaldi ne parvient pas à voir le jour, de nouvelles élections pourraient s’imposer. La Première ministre n’y est toutefois pas favorable. "Après les élections, nous aurons à nouveau les mêmes partis, avec les mêmes présidents et les mêmes programmes. Nous n’avons pas le temps de perdre encore des mois", a-t-elle encore déclaré.

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