Joachim Coens prudent sur la formation : "Aucun parti n’a dit oui sans condition"

Que sept partis (Open VLD, MR, SP.A, PS, Groen, Ecolo et CD&V) aient accepté de tenter de former un gouvernement fédéral ne signifie pas que ce gouvernement verra automatiquement le jour. "Ce n'est pour personne un 'oui' sans condition", a averti le président du CD&V, Joachim Coens, invité ce samedi dans l'émission "De Ochtend" sur Radio 1 (photo). Il estime également que la N-VA doit pour participer aux négociations sur une réforme de l’Etat.

Vendredi, les présidents d'Open VLD et du SP.A, Egbert Lachaert et Conner Rousseau, étaient désignés préformateurs par le roi Philippe. C'est à eux, désormais, de rédiger une note dans laquelle tous les partis pourront se retrouver. "Cela se passe toujours ainsi", a précisé Joachim Coens au micro de la VRT. Le président des démocrates-chrétiens flamands estime également que l'absence de son pendant francophone cdH dans la probable future coalition rend la présence des chrétiens-démocrates flamands encore plus nécessaire.

Coens souligne que les sept partis en lice sont loin d’être d’accord sur tous les points du projet qui est actuellement sur la table des négociations. Aucun d’entre eux n’a encore dit "oui" formellement. Parmi les dossiers particulièrement "épineux" figure une proposition d’assouplissement de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, mais aussi le maintien, ou non, de l'échéance légale de 2025 pour la sortie du nucléaire - à savoir la fermeture progressive des réacteurs de Tihange et Doel.

Quant à la réforme de l'Etat évoquée vendredi, les autres partis qui ne font pas partie des négociateurs actuels seront également "invités à y travailler", y compris la N-VA, a encore indiqué le président du CD&V. Il juge important que les nationalistes flamands soient impliqués dans cette discussion.

"Evidemment que nous y collaborerons, s'il s'agit d'une bonne réforme", a pour sa part réagi ce samedi le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), en marge de sa visite à Dixmude où avait lieu un colloque sur le centenaire du Pèlerinage de l’Yser.

Jambon demandera à ses partenaires de coalition de reconfirmer l’accord flamand

Jan Jambon (photo) indiquait également à la VRT que si la coalition Vivaldi se forme effectivement au niveau fédéral, il demandera à ses partenaires au sein du gouvernement flamand - le CD&V et l'Open VLD - si leur soutien reste de mise à l'échelon régional. Il leur demandera de reconfirmer l’accord de coalition flamand. Le ministre-président flamand déplore qu'un gouvernement fédéral puisse se former sans majorité du côté flamand, avec des partis différents au fédéral et au régional.

"La Flandre doit aussi être gouvernée au niveau fédéral avec une majorité démocratique du côté flamand. Les partis qui s'engagent sur cette voie devront rendre des comptes", mettait en garde Jambon. "Mais nous n'en sommes de toute façon qu'au début de la formation fédérale, nous verrons comment cela se passe."

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