Les préformateurs Lachaert et Rousseau rendront leur rapport final au Roi le 21 septembre

La Première ministre Sophie Wilmès demandera la confiance de la Chambre le jeudi 1er octobre, au lieu du jeudi 17 septembre. C’est ce qu’avaient convenu les présidents des sept partis qui négocient la formation du prochain gouvernement fédéral, depuis leur quarantaine étant donné la contamination du préformateur Egbert Lachaert au coronavirus. VRT NWS a appris qu’un nouveau formateur devrait être désigné quelques jours après le 18 septembre, date à laquelle les présidents de partis pourront pour la première fois se revoir en chair et en os. Le Palais annonce que Lachaert et Rousseau rendront leur rapport final au souverain (photo) le 21 septembre. 

Comme on s'y attendait, la mission de préformation d'Egbert Lachaert et de Conner Rousseau a été prolongée jusqu'au 21 septembre, à l'issue de leur entretien téléphonique avec le Roi ce vendredi, afin de trouver un consensus sur l'identité du futur formateur, appelé à devenir le prochain Premier ministre. 

Les présidents des partis libéraux, socialistes, écologistes et du CD&V avaient organisé une réunion en vidéoconférence jeudi. Ils se sont accordés sur le rapport que les préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau ont ensuite présenté ce vendredi matin au Roi, ainsi que sur la brève prolongation de l'actuel gouvernement minoritaire dirigé par Sophie Wilmès.

Le 17 mars dernier, la Première ministre s'était engagée à redemander la confiance de la Chambre six mois après l'avoir obtenue pour gérer la crise liée à la pandémie de Covid-19, soit le 17 septembre. Vendredi dernier, Egbert Lachaert, fraîchement nommé préformateur avec Conner Rousseau, avait rappelé son engagement à respecter cette échéance. Mais le test positif au coronavirus communiqué mardi au président de l'Open VLD est venu perturber ce calendrier.

Les négociateurs ne peuvent en effet plus s'asseoir physiquement autour d'une même table d'ici le 18 septembre. Mercredi, il était déjà clair qu'une brève prolongation du gouvernement Wilmès était envisagée. Un consensus sur la date du 1er octobre a donc été trouvé jeudi. En outre, les préformateurs ont donc été prolongés dans leur mission jusqu'au 21 septembre. 

La Première ministre Sophie Wilmès
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Réaction mitigée des autres partis

Du côté des partis qui devraient constituer la future opposition, on n'apprécie peu la méthode. "La décision peut se comprendre sur le fond. Mais sur la forme, ce n'est pas à une majorité en constitution, encore fragile, d'offrir d'autorité deux semaines de plus à ce gouvernement, sans consultation. Le Parlement fédéral n'est pas respecté", s'est insurgé le président de DéFI François De Smet sur Twitter.

Pour le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, "la Première ministre s'assied sur la promesse qu'elle a elle-même faite au Parlement le 17 mars. Quel dédain. Cela devient de plus en plus surréaliste. Donc de plus en plus belge", a tweeté De Roover.

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