Covid-19 : une moyenne de 681 contaminations par jour 

Le nombre moyen de contaminations au coronavirus par jour a atteint 680,6 cas entre le 4 et le 10 septembre, soit une hausse de 42%, ressort-il lundi de la dernière mise à jour du tableau de bord de l'institut de santé publique Sciensano. Pour l'infectiologue Erika Vlieghe, "c'est dans le fait de minimiser que réside le grand danger, or ce n’est vraiment pas le moment de relâcher notre vigilance".

La tendance est à la hausse depuis plus d'une semaine. Au total, le nombre de cas recensés en Belgique atteint désormais 93.455.

Le nombre moyen de patients admis à l'hôpital est passé à 30,3 par jour entre les 7 et le 13 septembre, indique lundi l'Institut de santé publique Sciensano dans son bulletin épidémiologique quotidien. Cela représente une hausse de 78% par rapport à la période de sept jours précédente.

Le taux de reproduction, qui calcule la contagiosité du virus, est désormais supérieur à 1 dans toutes les provinces. Quant au nombre moyen de contaminations au coronavirus, il est de 680 par jour pour la période comprise entre le 4 et le 10 septembre. Les données des trois derniers jours doivent encore être consolidées.

Les décès sont relativement stables à 2,4 par jour en moyenne, pour un total de 9.925. Enfin, le taux de contamination pour 100.000 habitants est de 70,6 (+24%).

Erika Vlieghe : "Notre principal objectif doit être de réduire le nombre d’infections par jour"

Les chiffres ne vont pas dans la bonne direction. Mais dans quelle mesure devons-nous nous en préoccuper ?

Une moyenne de 681 personnes par jour sont testées positives. Et jeudi dernier a été un jour de pointe avec 939 nouveaux cas. C’est cette augmentation exponentielle qui inquiète les scientifiques.

Bien sûr, on réalise beaucoup plus de tests. Ne faudrait-il pas relier cela à la hausse des contaminations ?

"Oui, il y a plus de tests, mais les chiffres sont ce qu'ils sont et ce sont des cas clairement positifs", indique l'infectiologue Erika Vlieghe, ce lundi matin, dans "De ochtend" sur Radio 1 (VRT). "C'est précisément dans le fait de minimiser que réside le grand danger, or ce n’est vraiment pas le moment de relâcher notre vigilance".

"Car lorsqu’on minimise, les gens vont appliquer ce message dans leur vie privée et penser que ce n'est pas si grave. Ce n’est pas comme si nous ne pouvions plus voir personne. Nous sommes autorisés à voir certains amis et connaissances à distance. La bulle de 5 sont les contacts étroits, il vaut mieux les limiter, et cela doit rester dans un contexte familial. Avec des amis, c'est bien sûr un défi."

La cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital universitaire d'Anvers ajoute qu'il y a plusieurs nouvelles suggestions de bulles. Ces suggestions sont sur la table.

Selon l’infectiologue, notre principal objectif doit être de réduire le nombre d'infections par jour. "Si on remarque que l’augmentation des infections se répercute sur le nombre d'admissions à l'hôpital et le nombre des décès, il sera déjà beaucoup trop tard. Nous sommes donc revenus à la situation dans laquelle nous étions au début du mois de mars. Si nous continuons à regarder ailleurs, nous retournerons à la case départ".

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