Maggie De Block (Open VLD) appelle la population à respecter les mesures sanitaires en place

La ministre fédérale de la Santé a fait part lundi de son inquiétude face à la remontée du nombre de contaminations au coronavirus en Belgique ces derniers jours. Maggie De Block s'exprimait lors de l'ouverture d'un centre de dépistage dédié au Covid-19 à Brussels Airport.

"Je me fais du souci, le virus reste dangereux. La population doit respecter les mesures (sanitaires) en place", a-t-elle commenté lundi en marge d'une visite auprès du nouveau centre de tests.

"S'il y a plus de contaminations, je me fais toujours du souci", a ajouté la ministre.
"Je sais que les mesures ne sont pas plaisantes, mais il est important que nous continuions à les respecter, surtout la quarantaine qui est très importante. Toutes les mesures doivent être respectées autant que possible. Les gens se revoient, les écoles ont rouvert, les clubs sportifs aussi. En conséquence, il y a plus de mobilité des personnes et cela redonne vigueur au virus, ce que l'on doit éviter".

La ministre écarte toutefois l'imposition de nouvelles mesures. Pour elle, il est important que les mesures existantes soient bien respectées. "Elles doivent être maintenues, sans quoi nous ne parviendrons pas à maîtriser le virus. Il est très important que les gens réalisent que le corona reste un virus dangereux. Il y a toujours des hospitalisations, et des gens continuent à en mourir", a-t-elle souligné.

De retour d'une zone rouge? Un dépistage disponible à Brussels Airport

Les passagers revenant d'une zone rouge peuvent désormais se faire tester à leur arrivée à Brussels Airport pour un résultat connu endéans les 24 heures. Fin septembre, un laboratoire installé à Zaventem pourra en outre proposer des tests rapides, dont le résultat sera disponible dans les trois heures.

Le nouveau centre de dépistage se trouve à la sortie du hall des départs. L'infrastructure a été montée et est exploitée par l'entreprise spécialisée en logistique et gestion de crise Ecolog.

Les passagers paient ainsi leur test à Ecolog. Cependant, les Belges revenant d'une zone rouge se verront rembourser ce dépistage par l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami). Les voyageurs en partance peuvent également se faire tester, à leur compte toutefois.

Selon le ministre Philippe De Backer (Open VLD), chargé du groupe de travail sur le dépistage, 80% des voyageurs de retour d'une zone rouge se font actuellement dépister. "Nous espérons à présent convaincre les derniers 20% de se faire tester à l'aéroport en rendant le système accessible à tous", a-t-il commenté.

À la fin du mois de septembre, le laboratoire mobile pourra d'ailleurs effectuer les analyses sur place et déterminer dans les trois heures si le test PCR (qui détecte les nouvelles infections à l'aide d'un frottis dans le nez) est positif ou négatif, contre 24 heures pour le moment.

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