Covid-19 : le nombre de nouvelles infections continue d’augmenter

Le nombre moyen de contaminations au coronavirus par jour a atteint 746 cas entre le 5 et le 11 septembre en Belgique, ce qui représente une hausse de 51%. C’est ce qu’indique la dernière mise à jour du tableau de bord de l'Institut de santé publique, Sciensano.

La tendance à la hausse persiste en Belgique. Au total, le nombre de cas recensés dans le pays atteint désormais 94.306. La moyenne quotidienne de nouveaux cas est passée à 746, soit une augmentation de moitié comparé à la situation d’il y a deux semaines.

Vendredi dernier, un milliers de nouveaux cas a même été recensé pour la journée. Il faut remonter au milieu du mois d’avril dernier - en plein confinement - pour trouver autant de contaminations nouvelles en un seul jour. A l’époque cependant, une moyenne de 8.000 tests de détection étaient effectués quotidiennement, alors qu’actuellement plus de 30.000 tests sont réalisés par jour. Comparativement, le pourcentage de tests positifs est donc moins élevé pour l’instant.

Au cours deux semaines écoulées, les tests ont révélé 2,5% de résultats positifs, contre 2% une semaine plus tôt. Ce qui signifie que le virus prend de la vigueur.

En outre, il y a eu en moyenne 30 admissions à l'hôpital par jour entre le 7 et le 13 septembre, soit une progression de 13,3 admissions par rapport à la période précédente. Cela porte le total d'admissions depuis le début de l'épidémie à 19.344.

Les décès sont relativement stables à 2,7 par jour en moyenne entre le 5 et le 11 septembre, pour un total de 9.927 décès liés au coronavirus depuis le début de l’épidémie en Belgique. Enfin, le taux de contamination pour 100.000 habitants passe à 75,5 (+32%).

Photonews

"Pas trop optimiste face au nombre limité d’hospitalisations"

Le virologue Marc Van Ranst (photo) se montre prudent face au nombre encore assez limité de nouvelles admissions à l’hôpital. "Si le virus n’affectait que les enfants et les jeunes gens, ce ne serait pas un problème. Ces derniers ne se retrouvent en effet pas à l’hôpital et ne vont pas surpeupler le secteur hospitalier. Mais nous savons, par l’exemple de la France et de l’Espagne qui nous précèdent un peu dans cette épidémie, que le virus passe des plus jeunes aux plus âgés après un certain temps. C’est à ce moment-là que le nombre d’hospitalisations et de décès augmente".

"C’est ce que je voudrais éviter. Nous n’avons pas changé et le virus n’a pas changé : quand on additionne les deux, il vaut mieux ne pas être trop optimiste à propos du nombre limité de nouvelles hospitalisations, actuellement. Nous en sommes contents, mais nous craignons ce qui pourrait encore arriver", concluait Marc Van Ranst.

Kris Van Exel / Photo News

Les plus consultés