A nouveau des discussions au sein du CD&V sur une participation ou non à la coalition Vivaldi

"Si Joachim Coens a reçu mandat de son parti pour participer aux discussions gouvernementales avec les libéraux, les socialistes et les Verts, cela ne signifie nullement que c'est pour mettre le pied à l'étrier d'un arc-en-ciel. Au contraire, le CD&V a justement l'intention d'éviter un arc-en-ciel", a réagi jeudi le ministre flamand du Bien-être, Wouter Beke, ancien président des chrétiens démocrates flamands, après les propos de Pieter De Crem.

Dans les pages du Standaard, le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem estime jeudi matin que son parti n'a rien à faire dans la future coalition Vivaldi, une opinion partagée par une large partie des mandataires locaux du CD&V, selon lui.

Interrogé, cve jeudi dans l’émission « De ochtend » sur la première chaîne radio de la VRT, Wouter Beke a reconnu que les élus locaux du CD&V ne sont pas favorables à un arc-en-ciel. "Mais Joachim Coens a déjà dit que le but était justement d'éviter un gouvernement arc-en-ciel". Les chrétiens démocrates flamands n'ont pas l'intention de soutenir un projet qui aurait été dessiné par les six autres partis seulement, a-t-il assuré.

En tant que président de parti, Joachim Coens a fait tout son possible pour permettre l'avènement d'une majorité comprenant la N-VA et le PS, selon Wouter Beke. "Mais nous avons dû constater que ce n'était pas possible. Il a donc reçu de son bureau de parti un mandat pour participer aux négociations (avec les six autres partis). J'ai moi-même été président de parti pendant neuf ans, et ce qui importe le plus, c'est d'aller à la table des négociations avec un mandat clair, avec des conditions précises. Joachim Coens a eu jusqu'à présent une première concertation sur base de laquelle il va revenir vers le parti".

Et Wouter Beke de rappeler que, en bout de course, ce sera le bureau de parti et les membres du CD&V réunis en congrès, qui décideront si leur parti monte dans le gouvernement.
 

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