Pas de vote de confiance à la Chambre mais un premier clash entre la nouvelle majorité et l'opposition

La Chambre a approuvé en séance plénière par 79 voix pour, 46 contre et 4 abstentions une motion d'ordre par laquelle les sept partis de la future coalition Vivaldi s'engagent à inscrire à l'ordre du jour du parlement du 1er octobre une déclaration gouvernementale.

La séance de rentrée de la Chambre aura commencé dans une ambiance orageuse jeudi. La N-VA a voulu entendre une déclaration du gouvernement assortie d'une demande de confiance, comme la Première ministre Sophie Wilmès s'y était engagée à la mi-mars, lorsqu'elle a reçu la confiance du parlement. Le président, Patrick Dewael (Open VLD), n'a pas a accédé à la demande, la question devant être abordée lors des interpellations plus tard dans l'après-midi.

La première question, posée par Peter De Roover et Peter Mertens (PTB), portait sur la politique du gouvernement en ce début de session parlementaire. Mme Wilmès a rappelé que la confiance reçue du parlement portait sur la gestion de la crise du coronavirus, les autres politiques étant menées sous le contrôle du parlement comme s'il s'agissait d'affaires courantes.

"Nous continuerons à travailler dans le même périmètre. C'est une question de respect du parlement, de tout le parlement", a souligné la Première ministre.
Deux nouvelles députées devaient prêter serment. Seule l'élue SP.A, Vicky Reynaert, s'est exécutée, l'élue N-VA, Sigrid Goethals, n'a pas bougé à l'appel de son nom. Sa prestation a eu lieu quelques minutes après l'incident.

La future Vivaldi s'engage pour une déclaration gouvernementale le 1er octobre

Les sept partis de la future coalition Vivaldi ont déposé  en séance plénière de la Chambre une motion d'ordre par laquelle ils s'engagent à inscrire à l'ordre du jour du parlement du 1er octobre une déclaration gouvernementale, a indiqué jeudi le chef de groupe MR, Benoît Piedboeuf. 


La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), aurait dû poser ce jeudi la question de confiance au parlement, comme elle s'y était engagée le 17 mars. Les discussions pour former un gouvernement Vivaldi ont toutefois pris du retard.  Le coronavirus qui a contaminé le préformateur Egbert Lachaert a rendu impossible la formation d'un gouvernement d'ici à jeudi prochain, un scénario qui paraissait de toute manière très optimiste. La première réunion où les négociateurs se retrouveront physiquement ne peut se tenir avant le 18 septembre. Pour conserver un gouvernement de plein exercice alors que la crise sanitaire est loin d'être finie, les sept partis de la Vivaldi lui ont demandé de poursuivre sa tâche pendant encore 15 jours.

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