L’application Coronalert testée par 10.000 personnes, dont certaines rencontrent des problèmes

Au total, 10.000 personnes auront la possibilité d'utiliser l'app Coronalert - l'un des instruments déployés dans la lutte contre le Covid-19 - dans un premier temps, indiquait ce vendredi Karine Moykens, présidente du comité interfédéral Testing & Tracing (CIF). Fin septembre, l'application devrait être disponible pour l'ensemble de la population belge. Mais ce vendredi, certains utilisateurs d’Android rencontraient des problèmes à télécharger l’application.

"La période de test avec l'application Coronalert s'est bien déroulée", précisait Karine Moykens. "Quelque 90 personnes ont testé l'app pendant deux semaines sur la base de missions et de scénarios fictifs. Avant de mettre l'app à la disposition de l'ensemble de la population belge, 10.000 personnes pourront utiliser l'app en situation réelle dès ce vendredi. L'objectif de cette montée en puissance est d'éliminer les dernières maladies de jeunesse et de faire les derniers ajustements techniques du système."

"Pour que l'expérience soit fructueuse", ajoute Karine Moykens, "il est important que ces 10.000 personnes aient des contacts réguliers avec d'autres personnes qui ont également installé l'app sur leur smartphone. Bien évidemment, elles doivent aussi respecter les autres mesures, comme le port du masque, l'hygiène des mains, notamment. Ces 10.000 personnes travaillent dans des institutions publiques, des entreprises, des hôpitaux, ... Elles se sont portées volontaires pour utiliser l'app dans leur vie quotidienne".

Coronalert ne peut détecter les contacts à haut risque que si toutes les personnes concernées utilisent l'application. Son efficacité augmentera donc proportionnellement à son utilisation réelle. "Étant donné que l'on ne sait jamais avec certitude si un contact a été enregistré via l'application, Coronalert ne remplacera pas le suivi des contacts téléphoniques", explique Karine Moykens. "Les deux mesures sont fortement complémentaires. Ensemble, elles permettent un traitement plus rapide de chaque nouvelle épidémie de coronavirus."

Si Coronalert vous signale un contact à haut risque, vous êtes invité à vous soumettre à un test de dépistage du coronavirus. L'app indiquera s'il est préférable que vous preniez contact avec votre médecin de famille ou avec le centre de contact. Quiconque se soumet à un test peut en recevoir le résultat via l'application. Pour ce faire, le médecin de famille doit indiquer le code de test spécifique de l'application lorsqu'il prescrit le test.

Le CIF a également lancé le site internet www.coronalert.be, destiné à répondre aux questions que peuvent se poser les citoyens. "Nous demandons aux 10.000 personnes d'évaluer le site web", précise Karine Moykens (photo).

Des problèmes pour certains utilisateurs d'Android

Un certain nombre d'utilisateurs d'Android ont eu des problèmes à télécharger l'application Coronalert, alors qu'elle doit être testée par 10.000 personnes dès ce vendredi. "Les problèmes ne sont pas liés à l'application, mais à Google. Coronalert n'était pas accessible à tous en même temps", expliquait l'un des développeurs de l'app, le professeur Bart Preneel.

Soixante pour cent des personnes qui testent l'application sont des utilisateurs d'Android, indique la porte-parole du ministère flamand du Bien-être, de la Santé publique et de la Famille, Carmen De Rudder. "Un grand nombre de ces utilisateurs n'ont pas pu télécharger l'application ce matin." Le professeur Preneel confirme qu'il y a eu quelques soucis de téléchargement chez certains utilisateurs d'Android, mais souligne que le problème se situe chez Google.

"Google a retardé la mise à disposition (de l'application), de sorte que tout le monde n'a pas pu la télécharger en même temps. Mais chez les personnes qui ont pu la télécharger, elle fonctionne parfaitement." Vers 10 heures, 1.185 personnes avaient téléchargé l'application via Android et 1.004 via IOS. "Les problèmes rencontrés chez les utilisateurs Android semblent donc se résoudre rapidement", explique Bart Preneel. "Le souci sera résolu aujourd'hui."

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