Aurore Belot

Formation fédérale : comment se répartissent les différents postes de ministres ? 

Quel parti obtiendra quel portefeuille ministériel ? A combien de postes chaque parti a-t-il droit ? Ces postes se valent-ils tous ? Alors que les négociations se poursuivent discrètement en vue de la formation d’un gouvernement Vivaldi, le journaliste politique de Terzake (VRT), Pieterjan De Smedt, nous explique comment les différentes compétences fédérales se partagent. 

Sept partis négocient actuellement un accord gouvernemental, et la distribution des portefeuilles ministériels. Ceux-ci devront être répartis de façon équilibrée entre les socialistes du PS et du SP.A, les libéraux du MR et de l’Open VLD, les écologistes Ecolo et Groen, et les chrétiens démocrates du CD&V. 

L'objectif des négociateurs est d'aboutir à la mise en place du nouveau gouvernement fédéral pour le 1er octobre prochain.

Un système à points

Le partage des compétences fédérales est basé sur un système de points appelé le système D’Hondt. Chaque parti possède ainsi un "budget" pour "acheter" des postes. Au plus un parti a obtenu de sièges lors des élections, au plus il peut revendiquer des postes. 

Les partis ont donc chacun une certaine valeur, mais les différentes fonctions en ont une aussi. Au plus la fonction est importante, au plus elle a de la valeur. Ainsi, la Régie des bâtiments ne vaut par exemple pas autant que la Santé publique.

Pas une science absolue

Selon ce système, le poste de Premier ministre vaut 1,5 points. Ceux de vice-Premier ministre et de commissaire européen en valent tout autant. 

La fonction de "simple" ministre vaut, elle, 1 point. C’est également le cas du siège du président de la Chambre des représentants. La présidence du Sénat ainsi que les fonctions de secrétaires d’Etat valent pour leur part un demi-point.

Le système de répartition est toutefois loin d’être une science absolue. La négociation entre évidemment aussi en compte. Ainsi, si Paul Magnette (PS), président du plus grand parti de la majorité, laissait le poste de Premier ministre à Alexander De Croo (Open VLD), cette concession pourrait être compensée par l’attribution d’autres compétences importantes en faveur des socialistes francophones. 

Qui a une chance d’obtenir un poste ?

Au sein de chaque parti, certaines personnalités semblent davantage entrer en compte pour l’obtention d’un portefeuille ministériel. Côté flamand, plusieurs noms circulent déjà :

  • Au CD&V, les noms de l’actuel ministre de la Justice Koen Geens, et du député Sammy Mahdi sont évoqués. 
  • Du côté de l’Open VLD, la désignation d’Alexander De Croo semble être une certitude.
  • Pour le SP.A, la cheffe de groupe à la Chambre, Meryame Kitir, semble également être en bonne position. 
  • Chez Groen, les noms de Kristof Calvo et de Tinne Van der Straeten circulent. 

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