Le SP.A ne veut plus travailler avec le MR, une réunion à haut risque se tient au Palais d’Egmont

Le SP.A a exprimé lundi son refus de continuer à négocier la formation d'une nouvelle coalition fédérale avec le MR, qu'il accuse de "ne pas souhaiter de solution" à la crise politique. Dimanche, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a provoqué des crispations entre les négociateurs. Les libéraux francophones ont toutefois réaffirmé leur objectif de former un gouvernement le 1er octobre. Les négociateurs sont désormais réunis dans un climat de haute tension, alors que les deux préformateurs doivent rendre un rapport – en principe final – au roi. 

Les présidents des sept partis d'une éventuelle coalition Vivaldi se sont retrouvés lundi au Palais d'Egmont à Bruxelles sur le coup de midi pour reprendre les négociations interrompues la veille. 

La réunion précède un rapport au Roi - en principe final - des préformateurs Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A). Elle se déroule dans un climat de grande tension suscitée par l'attitude du président du MR, Georges-Louis Bouchez.

Ce dernier semble en effet avoir provoqué l'exaspération de ses collègues non libéraux qui l'accusent de remettre en cause une série de points d'un projet d'accord touchant à la fiscalité, à l'énergie, à l'immigration et à l'institutionnel. L'intéressé dément qu'il y ait un accord depuis vendredi, date à laquelle les président des socialistes, des libéraux, des écologistes et du CD&V ont repris des discussions en étant présents physiquement. 

Des retards et des absences ainsi qu'une communication régulière sur les réseaux sociaux alors que les discussions sont dans une phase cruciale paraissent avoir exacerbé les tensions. A bonne source, l'on indiquait en début de soirée que l'exaspération des présidents non libéraux était telle que ceux-ci avaient exigé un changement dans la délégation du MR aux négociations et réclamé la présence de la Première ministre aux côtés de M. Bouchez "pour le cadrer" avant toute reprise des discussions en plénière. 

Le ras-le-bol du SP.A

Ce lundi matin, le SP.A a fait monter la température d'un cran après les crispations constatées dimanche. Il a indiqué ne plus vouloir poursuivre les discussions avec le MR en vue de former un gouvernement, estimant qu'il s'agit d'un parti "qui ne veut pas de solutions". 

Le MR pour un gouvernement le 1er octobre

Le bureau élargi du MR a unanimement réaffirmé lundi matin sa volonté absolue de travailler pour arriver d'ici au 1er octobre à un accord sur la formation d'un gouvernement de plein exercice bénéficiant d'une forte majorité parlementaire dans l'intérêt du pays.

Plusieurs mandataires du Mouvement réformateur ont démenti qu'il y ait la moindre volonté de leur parti de saboter les négociations en vue de former une majorité Vivaldi. "Pour nous il n'y a pas d'autre solution que la Vivaldi", a déclaré le ministre wallon Jean-Luc Crucke. 

Les libéraux souscrivent toujours à l'objectif de former un gouvernement le 1er octobre. Ils ont réaffirmé leur soutien à leur président, Georges-Louis Bouchez, et à la Première ministre Sophie Wilmès.

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