Après l’affaire Chovanec: la police ne veut plus mettre de détenus psychotiques en prison

La police locale et fédérale ne veut plus garder en prison des détenus extrêmement agressifs. Un mois après l'éclatement de l'affaire Chovanec - à la suite de la divulgation d’images (photo) de la fin tragique de ce passager slovaque dans une cellule de prison à l’aéroport de Charleroi - , la direction de la police propose une première nouvelle directive, indiquent ce mercredi les journaux du groupe Mediahuis.

La direction de la police locale et fédérale a publié lundi une fiche d'information adressée à l'ensemble du personnel. Elle fournit des directives claires sur la meilleure façon de traiter les détenus qui présentent des symptômes du "syndrome du délire agité" (EDS), qui amène les détenus à être extrêmement agressifs et à se blesser, comme ce fut le cas du passager slovaque Jozef Chovanec (photo), en février 2018.

Le principal changement est que ces détenus ne doivent plus, de préférence, être emmenés en cellule. "Essayer d'amener la personne dans un environnement sûr", dit la fiche. "Éviter l'enfermement dans une cellule et faire transférer de préférence la personne en ambulance sous la surveillance d'un médecin. Prévoir éventuellement une surveillance pendant le transport et le séjour à l'hôpital."

Cela s'applique également aux personnes qui sont déjà en cellule et qui commencent à y présenter des symptômes de SDE. En outre, l'officier de la police administrative, le chef responsable de l'arrestation, doit toujours se rendre sur les lieux. Cela n'a pas été le cas dans l'affaire Chovanec, dont le procès se fait toujours attendre.

Le passager s’était blessé en se frappant violemment la tête contre le mur et n’a été vu par des secouristes que des heures plus tard, après avoir été plaqué sur un lit de cellule par plusieurs policiers pendant de longues minutes. Il a perdu conscience et est décédé plus tard à l’hôpital, d’un arrêt cardiaque.

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