La "bulle des 5 contacts" est modifiée, la quarantaine passe à 7 jours : voici les nouvelles mesures du CNS

A l’issue du Conseil national de Sécurité qui se tenait ce mercredi matin, la Première ministre Sophie Wilmès a tenu une conférence de presse pour expliciter certaines modifications dans les mesures de sécurité sanitaire prises au niveau national pour tenter de contenir, à long terme, la propagation du coronavirus et de limiter autant que possible l’affluence de patients dans les hôpitaux. Elle a également rappelé les règles d’or de la prévention sanitaire. Parmi les changements à signaler : dès le 1er octobre la quarantaine est réduite à 7 jours et chaque citoyen aura droit à avoir des contacts rapprochés avec 5 personnes ne faisant pas partie de son foyer, par mois.

Malgré l'augmentation observée des cas de Covid-19 ces dernières semaines, le Conseil national de Sécurité (CNS) ne s'était plus réuni depuis un mois. L'intention affichée par les autorités est d'édicter des règles sanitaires valables à plus long terme. Il y a un mois, Sophie Wilmès (photo) indiquait qu'il faudra désormais passer de la "gestion de crise" à la "gestion des risques".

Ce mercredi, la Première ministre soulignait que les règles de base - les règles d’or de la prévention - demeurent inchangées : se laver les mains, garder une distance de 1,5 m avec autrui, porter un masque buccal quand cette distance ne peut être respectée, protéger les personnes plus vulnérables, essayer de faire un maximum d’activités à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur.

Le concept de "bulle" disparait

"Vous pouvez voir toutes les personnes que vous voulez, à condition de garder une distance d’au moins 1,5m et de ne pas dépasser un groupe de 10 personnes au même endroit et au même moment", indiquait Sophie Wilmès. Précisant que les enfants de moins de 12 ans ne sont pas pris en compte.

Le nombre de contacts rapprochés autorisé à chaque citoyen individuellement est limité à un maximum de 5 personnes par mois en dehors du foyer. Par "contact rapproché", le CNS entend une proximité physique inférieure à 1,5m, sans port du masque et pendant plus de 15 minutes. Ce sont les personnes que l’on peut serrer dans ses bras, par exemple.

Dès le 1er octobre, le port du masque ne sera plus obligatoire à l'extérieur, sauf dans les lieux très fréquentés et dans les endroits où la distance de sécurité de 1,5 mètre ne peut être garantie. Le masque reste cependant obligatoire dans les transports publics, dans les magasins et les cinémas.

Quarantaine réduite de moitié

Un nouveau système de quarantaine sera mis en place à partir du 1er octobre, indiquait aussi Sophie Wilmès. La période d'isolement sera réduite de quatorze à sept jours.

"Nous avons demandé au Risk Management Group (RMG) d'examiner la situation", expliquait la Première ministre. "Il nous a proposé de limiter la quarantaine à 7 jours à partir du 1er octobre. Si vous avez des symptômes du Covid-19, contactez votre médecin, qui vous mettra immédiatement en isolement pendant une semaine. Si vous êtes testé positif, la quarantaine d'une semaine reste de mise. Si le test est négatif, vous pouvez immédiatement suspendre la quarantaine, si votre santé le permet", a ajouté la cheffe du gouvernement fédéral.

Les personnes qui ont eu des contacts à haut risque de contagion ou qui rentrent d’une région du globe considérée comme "rouge" verront également leur quarantaine réduite à 7 jours.

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Et les événements de groupe ou de masse ?

Pour les évènements organisés à titre privé, la limite reste fixée à 10 personnes (enfants de moins de 12 ans non compris). Par contre, le nombre d’invités n’est plus restreint pour les événements organisés de manière professionnelle (les mariages par exemple). Comme au restaurant, le nombre maximal de personnes autorisées dépendra de la capacité du lieu. Des protocoles de sécurité devront être respectés, comme dans l'horeca, a souligné la Première ministre.

Il reste cependant interdit de danser lors de ces événements. "A l’exception de la danse des mariés lors d’une fête de mariage", précisait la ministre Nathalie Muylle à l’issue de la conférence de presse.

Pour les événements culturels ou sportifs avec public, la limitation n’a pas changé : maximum 200 personnes à l’intérieur d’un bâtiment et maximum 400 personnes à l’air libre. Les organisateurs peuvent, comme précédemment, cependant introduire des demandes de dérogation pour pouvoir accepter davantage de public. Il revient au bourgmestre des lieux et au ministre compétent de donner, ou non, leur accord.

Les protocoles restent également inchangés pour l’instant dans l’enseignement.

Un baromètre annoncé

Le Conseil national de sécurité a aussi décidé d'introduire un système de baromètre national qui permettra de mesurer la gravité de la situation sanitaire, afin de faciliter des mesures spécifiques, éventuellement régionales, détaillait Sophie Wilmès.

"Les experts du Celeval (la Cellule d'évaluation fédérale) travaillent sur un baromètre de l'épidémie qui va être implémenté progressivement dans notre pays, au niveau national, régional mais aussi provincial. Il doit encore être affiné. Ce baromètre fonctionnera selon un principe de paliers. C'est assez simple: plus la situation s'aggrave - plus des mesures de restrictions doivent être prises".

Ce baromètre se basera principalement - mais pas uniquement - sur l'évolution du nombre d'hospitalisations, qui est un "indicateur incontesté", selon la Première ministre. Le baromètre n’est pas encore finalisé. Il devrait l’être d’ici 15 jours, précisait le ministre-président flamand Jan Jambon.

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