PRE

Rousseau et Lachaert poursuivent les négociations, avant de se rendre chez le Roi

Les négociations pour tenter de former un nouveau gouvernement fédéral se poursuivent ce mercredi alors que les préformateurs (photo) Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A) sont attendus chez le Roi à 18h30 pour rendre leur rapport final. Il s’agit de négociations bilatérales. Une réunion plénière entre les 7 partis appelés à former une coalition baptisée Vivaldi ne devrait pas avoir lieu avant la fin du Conseil national de sécurité, qui a débuté ce mercredi matin.

Après avoir vu le président du MR Georges-Louis Bouchez, puis celui du PS Paul Magnette et celui du CD&V Joachim Coens mardi soir en bilatérales, les préformateurs Conner Rousseau et Egbert Lachaert devaient recevoir les présidents des Verts Jean-Marc Nollet, Rajae Maouane (Ecolo) et Meyrem Almaci (Groen) ce mercredi à 10h à la Chambre. A l'issue des différentes bilatérales, les préformateurs s'entretiendront à nouveau avec le président des libéraux francophones Bouchez.

Aucune séance plénière entre les sept partis appelés à constituer éventuellement la coalition dite "Vivaldi" n'est prévue à ce stade. Il est toutefois acquis que cette plénière, si celle-ci doit avoir lieu, ne sera pas convoquée avant la fin du Conseil national de Sécurité qui se tient ce mercredi au Palais d'Egmont à Bruxelles, indiquaient diverses sources.

Le roi Philippe étant par ailleurs en visite à la faculté Agro-Bio Tech à Gembloux en début d'après-midi, l'audience avec les préformateurs n'aura lieu qu'à 18h30, a confirmé le Palais.

Lundi, le chef de l'Etat a prolongé la mission des présidents de l'Open VLD et du SP.A. Les préformateurs auraient dû rendre un rapport final et ouvrir la voie à la désignation d'un formateur - appelé à devenir Premier ministre - mais les vives tensions survenues ce week-end ont rompu la confiance d'une partie des négociateurs de la Vivaldi envers le président du MR.

Les préformateurs s'affairent depuis mardi à dresser les contours de l'action d'un futur gouvernement, en y incluant des priorités de chacune des familles politiques impliquées. Mais le volet socio-économique ferait l'objet d'âpres débats. La question de l'identité du futur formateur n'est pas non plus tranchée. D’après les observateurs politiques, ce n’est pas l’optimisme qui règne à propos de l’avancement des négociations.

Une petite pièce de théâtre ?

Alors que les journalistes politiques Ivan De Vadder et Johny Vansevenant (VRT) notamment se disent pessimistes sur les possibilités d’aboutissement des négociations des préformateurs d’ici ce mercredi soir, Ivan De Vadder estime que même si les sept partis parvenaient à s’entendre sur l’identité d’un formateur on peut se demander s’ils arriveront à former un nouveau gouvernement d’ici le 1er octobre. C’est la date jusqu’à laquelle le gouvernement de pouvoirs spéciaux, dirigé par Sophie Wilmès, a été prolongé.

Les sept partis n’auront alors que 4 jours pour négocier un accord de gouvernement complet. Ce dernier devra alors être analysé par les congrès des partis après dimanche, puis les nouveaux ministres devront prêter serment entre les mains du Roi et la Déclaration de gouvernement devra être prononcée jeudi prochain au Parlement. "Cela me parait pratiquement impossible, à moins que beaucoup de questions aient déjà été tranchées ces derniers jours", estime Ivan De Vadder.

"Je m’attends plutôt à une petite pièce de théâtre le 1er octobre. Ou sera-ce la Première ministre Wilmès qui fera cette Déclaration de gouvernement ? Ou y aura-t-il un nouveau report de la date ?"

Et que se passera-t-il si les préformateurs mettent effectivement fin à leur mission, comme ils avaient demandé lundi au Roi de pouvoir le faire ? Ne restera-t-il pas d’autre solution que d’organiser de nouvelles élections ? C’est une option, mais Ivan De Vadder indique qu’il reste aussi encore une série d’autres scénarios envisageables.

Les plus consultés