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Inquiètes, trois universités flamandes appellent les étudiants à ne pas suivre les mesures d'assouplissement du CNS

Dans un courriel signé par le recteur et différents experts, l’Université d’Anvers a appelé jeudi ses étudiants à ne pas suivre les nouvelles directives présentées la veille par le Conseil national de Sécurité. L’UAntwerpen estime que la possibilité d’avoir cinq contacts étroits par personne par mois n’est pas une bonne idée, alors que le nombre de contaminations continue d’augmenter et touche de plus en plus de jeunes adultes.  Les universités de Gand et Hasselt ont décidé de faire le même appel.

Dans le courriel adressé aux étudiants anversois, le recteur Herman Van Goethem leur demande notamment de limiter un maximum leurs contacts étroits en dehors de leur foyer. 

Cet appel est soutenu et co-signé par les professeurs Herman Goossens, Pierre Van Damme et Erika Vlieghe, ainsi que par le professeur Guy Hubens, doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé.

Dans les locaux de l’université, le code orange reste de mise, ce qui implique une limitation de 20% de la capacité des auditoires. 

"En dehors des classes, nous conseillons fortement de respecter le plus possible la distance de 1,5 mètres et le port de masque lorsque cette distance ne peut être tenue", peut-on encore lire dans le mail. 

Une demande relayée par Gand et Hasselt

Les universités de Gand et de Hasselt ont entre-temps pris une initiative similaire. 

"Nous nous sommes concertés avec nos experts, et nous nous inquiétons de l'assouplissement des mesures", a commenté le recteur de l'Université de Hasselt, Luc De Schepper. "C'est pourquoi nous avons envoyé un mail à nos étudiants pour leur demander de continuer de se baser sur les anciennes règles, et de ne pas adopter cet assouplissement. Nous savons que le virus se propage très rapidement dans ce groupe", précise-t-il. 

"Nous avons conscience que nous en demandons plus que les autorités, mais nous voulons sauvegarder l'enseignement et les hôpitaux", ajoute-t-il encore. 

A Louvain, les responsables de l'université étudient actuellement la question, et ne communiquera pas encore à ce sujet. "Nous appelons toutefois nos étudiants à rester prudents", a-t-on fait savoir. 

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