Sophie Wilmès : "Le risque est réel de devoir à nouveau imposer des règles plus strictes"

Lors de son intervention jeudi à la Chambre, la Première ministre a contesté le fait que les mesures prises par le Conseil National de Sécurité aient été "excessivement" assouplies. Sophie Wilmès (MR) a indiqué préférer une règle plus souple mais mieux respectée à des mesures trop strictes mais peu observées. Selon elle, il n’est pas exclu que des règles plus strictes soient à nouveau prises.

"Nous devons continuer d'agir en amont et agir en amont, c'est respecter une colonne vertébrale, à savoir les six règles d'or" contre le coronavirus, a rappelé à la Chambre la Première ministre. "Ce n'est pas parce que nous les avons annoncées il y a longtemps qu'elles ne sont plus valables", a-t-elle ajouté.

En juin dernier, Sophie Wilmès avait édicté six règles d'or à appliquer afin d'opérer le déconfinement du pays. Il s'agit d'appliquer les mesures d'hygiène (se laver les mains, ne pas faire la bise, etc.), privilégier les activités en extérieur, faire attention aux personnes à risque, respecter la bulle élargie, ne pas réunir différentes bulles sous le même toit et respecter les distances de sécurité. 

"Une règle plus souple mais mieux respectée"

Interrogée notamment par les députés Catherine Fonck (cdH), Raoul Hedebouw (PTB), Magali Dock (MR) et Eliane Tillieux (PS), Sophie Wilmès a contesté le fait que les mesures prises mercredi par le Conseil National de Sécurité aient été "excessivement" assouplies, citant notamment le secteur des mariages.

A propos de l'assouplissement des règles des contacts sociaux, la Première ministre a indiqué préférer une règle plus souple mais mieux respectée à des mesures trop strictes mais peu observées. "Cela nous avait été reproché avec la règle de la bulle", a-t-elle illustré. 

Toutefois, "le risque est réel de devoir à nouveau imposer des règles plus strictes. Il est essentiel que chacun prenne ses responsabilités", a-t-elle conclu. La Première ministre a par ailleurs rappelé que "ce qui a été annoncé mercredi est ce qui était suffisamment mûr, les autres aspects doivent encore faire l'objet d'un travail." 

Toute dernière fois ?

Sophie Wilmès a ensuite été interrogée sur le Brexit dans ce qui constituait vraisemblablement sa dernière réponse à une question d'actualité en tant que Première ministre. 

Avec le co-formateur et vice-Premier ministre Alexander De Croo, elle avait quitté momentanément les négociations de la "Vivaldi" afin de répondre aux députés. "Vous aurez marqué l'histoire du pays", a lancé la députée Magali Dock, suppléante du ministre Philippe Goffin (MR), affirmant qu'il s'agissait probablement pour elle de sa dernière intervention de la législature. 

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