Le roi accorde du temps supplémentaire aux formateurs: les discussions budgétaires se poursuivent

Les négociateurs des sept partis impliqués dans la formation d'un nouveau gouvernement fédéral ont conclu leur journée de dimanche très tard dans la nuit sans tomber sur un accord. Les pourparlers ont repris ce lundi à 10 heures. Les discussions budgétaires restent un important écueil à surmonter. On ne sait toujours pas non plus qui sera Premier ministre et avec quelle équipe. Vers 18h, les deux formateurs se sont rendus chez le roi qui leur a accordé du temps supplémentaire pour aboutir à un accord.

Dimanche, les représentants des familles socialiste, libérale, écologiste et du CD&V ont poursuivi leurs négociations jusqu’à un peu après 3h du matin. De nombreux points difficiles devaient encore être discutés, notamment celui du budget, qui constitue la dernière pièce du puzzle. 

Les négociateurs de la coalition Vivaldi se sont retrouvés lundi vers 10h au Palais d'Egmont pour poursuivre les discussions. "Ce doit être une réunion au finish, le temps presse, cela fait suffisamment longtemps que l'on attend un gouvernement pour ce pays", avait souligné Paul Magnette (PS) en arrivant. 

Prolongations

Les deux formateurs Paul Magnette (PS) et Alexander De Croo (Open VLD) se sont présentés au Roi vers 18h pour faire rapport de leur mission. 

Comme on s'y attendait, le souverain a accordé aux deux hommes un délai supplémentaire pour parvenir à un accord.  En fin de journée, plusieurs sources indiquaient en effet que les discussions budgétaires commençaient à peine alors qu'il s'agit là de la clé de voûte de tout accord de gouvernement. 

Selon un communiqué du Palais, Paul Magnette et Alexander De Croo remettront "dans les plus brefs délais" leur rapport final au chef de l'Etat.

Les points à surmonter

Plusieurs mesures sur lesquelles il existe un pré-accord doivent encore passer l'écueil de l'examen budgétaire. 

On pense par exemple au relèvement de la pension minimale, mais aussi à des questions de fiscalité. L'élaboration de l'accord de gouvernement en serait à 90% voire 95%, les derniers pourcentages étant les plus compliqués. 

La répartition des portefeuilles entre partis et le choix du Premier ministre constituent autant de difficultés encore à surmonter. L'esprit restait quoi qu'il en soit constructif. "Dernières lignes droites, ça avance", "le travail continue de façon acharnée", disait-on çà et là.

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