Theo Francken hisse le drapeau nationaliste flamand pour protester contre la coalition Vivaldi

Le député de la N-VA Theo Francken a accroché le drapeau nationaliste flamand ce matin pour protester contre le nouveau gouvernement fédéral. Il appelle les Flamands qui partagent les mêmes idées à faire de même.

Le drapeau que Theo Francken a accroché est le Lion noir du nationalisme flamand, également connu sous le nom de "drapeau de combat flamand". Ce n'est pas le symbole officiel de la Flandre, mais du Mouvement flamand. Sur le drapeau officiel, le lion a une langue et des griffes rouges.

A présent que les libéraux ont formé un nouveau gouvernement fédéral avec les socialistes, les verts et les chrétiens-démocrates, cela signifie que la N-VA est renvoyée dans l’opposition au Parlement. Et y compris, le leader politique Theo Francken, ancien secrétaire d'État à l'asile et aux migrations. Ce matin, en signe de protestation, il a hissé un drapeau nationaliste flamand et appelle tous les Flamands à en faire de même.

"Je suis dorénavant un membre de l'opposition alors que j'ai gagné beaucoup de voix aux élections", déclare Theo Francken. "La N-VA, le plus grand parti du pays, va maintenant être mis sur la touche avec le deuxième plus grand parti du pays, le Vlaams Belang. C'est pourquoi j'ai hissé le Lion flamand en signe de protestation. Parce que ce gouvernement n'a aucune légitimité démocratique en Flandre. Il n'a pas non plus de majorité du côté flamand, alors que la Flandre représente la grande majorité des impôts et des revenus économiques. J'ai un gros problème avec cela et beaucoup de questions".

Sur Twitter Theo Francken prend la pose le poing serré devant un drapeau nationaliste flamand, il promet de combattre le projet gouvernemental sur terre, sur mer et dans les airs, de Opgrimbie à La Panne et suggère à ses followers de faire de même et de prendre une photo et de la poster sur les réseaux sociaux.
 

Twitter Theo Francken

Peter De Roover prédit beaucoup de chamaileries au sein de la Vivaldi

Quant au chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, il a prédit mercredi à la nouvelle coalition Vivaldi encore "beaucoup de chamailleries" dans le fonctionnement du futur gouvernement. Avoir comme principal point commun la N-VA comme ennemi ne sera pas suffisant au moment de concrétiser l'accord de gouvernement, promet-il, parlant d'un accord "gris", dilué, où l'on trouverait en quelque sorte à boire et à manger. « C'est logique, car cela reflète le grand écart qu'il a fallu faire pour rassembler sept partis", analyse-t-il.
C'est sur cette base, entre autres, qu'il s'attend à des "chamailleries" autour des futures politiques. "La cohésion, c'est la N-VA. Quand les choses devront devenir concrètes, cet ennemi commun ne suffira plus", a ajouté Peter De Roover.
 

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