Le vaccin antigrippal disponible sans ordonnance pour les plus de 50 ans

À partir de ce 1er octobre, les citoyens de plus de 50 ans peuvent aller chercher en pharmacie leur vaccin contre la grippe sans ordonnance, à condition d’être munis de leur carte d’identité. C’est ce qu’indique ce jeudi l'association flamande de médecins généralistes Domus Medica. L'information est confirmée par la Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG), où on conseille néanmoins de rester attentif à une éventuelle nuance au principe que pourrait apporter l'Institut national d’assurance maladie invalidité (INAMI). Les patients n'auraient ainsi à consulter le médecin qu'une seule fois pour se faire inoculer le vaccin.

Cela représente une situation sûre pour le patient et moins de charge administrative pour le médecin généraliste. "Autrefois, il fallait d’abord que le patient ait un contact avec son généraliste", explique le docteur Roel Van Giel, président de Domus Medica. "Le généraliste devait alors faire une prescription que le patient allait remettre au pharmacien pour chercher le vaccin antigrippal. Le patient retournait alors chez son médecin pour se faire administrer le vaccin. Ces étapes sont supprimées et les patients de plus de 50 ans peuvent maintenant aller chercher le vaccin directement à la pharmacie avant de passer chez leur généraliste".

Cette simplification administrative allège aussi la charge de travail des médecins, qui a sensiblement augmenté depuis le début de la crise sanitaire. Domus Medica se dit active au sein du groupe de travail sur la vaccination antigrippale de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) qui travaille à l'utilisation efficace des ressources disponibles pour continuer à garantir les soins cet automne. Ce groupe de travail s'est réuni intensivement au cours du mois dernier pour s'assurer que la vaccination antigrippale des groupes cibles vulnérables se déroule aussi bien que possible.

L'association s'est engagée à fournir le vaccin antigrippal du 15 septembre au 15 novembre uniquement pour les groupes cibles définis par le Conseil supérieur de la santé et dont les plus de 50 ans font partie. Il est aussi essentiel, selon elle, d'alléger la charge administrative des généralistes en cette fin d'année. Cette situation limitée à une visite est par ailleurs plus sécurisante, tant pour le patient que le praticien.

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