Nouveau ce 1er octobre : une voie de secours d’urgence, moins de trains Thalys et un droit de plainte pour les détenus

Dès le 1er octobre, les automobilistes devront former, en cas d'embouteillage, une voie de secours d'urgence par sens de circulation. L'entreprise ferroviaire Thalys réadapte son offre, vu la baisse du nombre de passagers dans ce contexte de crise sanitaire et les détenus ont la possibilité de se plaindre de manière simple auprès d'une commission des plaintes à propos d'une décision prise par le directeur de prison à leur égard.

Dès le 1er octobre, les automobilistes devront former, en cas d'embouteillage, une voie de secours d'urgence par sens de circulation et ce, sur toutes les routes à deux bandes ou plus.
Concrètement, les véhicules sur la voie de gauche devront se rabattre le plus à gauche possible en cas d'embouteillage, tandis que les véhicules sur les voies restantes devront serrer aussi à droite que possible. Ce couloir devra impérativement rester libre.
 

Moins de trains Thalys en circulation

L'entreprise ferroviaire Thalys réadapte son offre dès le 1er octobre, vu la baisse du nombre de passagers dans ce contexte de crise sanitaire.
Confrontée au passage d'une grande partie des Pays-Bas et de Paris en zone rouge, ainsi qu'à d'autres mesures de restriction de voyage des autres pays où circule Thalys, l'entreprise réduit les trains en circulation pour atteindre 40% de son offre habituelle dès octobre.

Cette décision a pour but de préserver la situation financière de la compagnie qui dit avoir perdu 187 millions d'euros de chiffre d'affaires par rapport à 2019 dans les huit premiers mois de l'année.

En moyenne, huit trains par jour rouleront entre Bruxelles et Paris, cinq entre Bruxelles et les Pays-Bas et deux entre Bruxelles et l'Allemagne. Les liaisons low-cost "IZY" entre Bruxelles et Paris sont maintenues, avec un aller-retour lundi, vendredi, samedi et dimanche.

Un droit de plainte au profit des détenus

Dès ce 1er octobre, les détenus ont la possibilité de se plaindre de manière simple auprès d'une commission des plaintes à propos d'une décision prise par le directeur de prison à leur égard, annonce le conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP) mardi lors d'une conférence de presse. "Le but est de rétablir l'équilibre entre la direction et les détenus", explique la co-présidente du CCSP, Valérie Arickx.

La procédure permet au détenu de s'assurer que ses droits sont préservés. Le but est qu'il puisse porter plainte lui-même sans l'intermédiaire de quelqu'un.
La plainte doit concerner une décision individuelle prise par le directeur ou en son nom, mais il ne peut pas s'agir d'une décision collective. "Il peut, par exemple, contester une mesure d'ordre ou une sanction disciplinaire qui aurait été injustement imposée. La commission des plaintes se prononcera d'une part sur la légalité et d'autre part sur le caractère raisonnable et équitable de la décision du directeur", précise le président du CCSP, Marc Nève.

Si la commission estime que la plainte est fondée, elle peut annuler la décision du directeur, mais aussi lui ordonner de prendre une nouvelle décision ou encore de réformer la décision, c'est-à-dire prendre une nouvelle décision qui s'applique à la place de celle du directeur.


En cas d'annulation d'une décision, les conséquences de celle-ci doivent également être supprimées. Si cela n'est pas possible, le détenu pourra se voir octroyer une compensation non financière, comme un accès à la salle de sport ou davantage de visites.
"Il s'agit d'un grand pas", selon la CCSP, "car la loi est demeurée lettre morte plus de 15 ans et, du côté des détenus, l'attente est grande".
 

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