Pour Annelies Verlinden : "Il n’y aura aucun tabou sur l’orientation des réformes institutionnelles"

Annelies Verlinden (CD&V), encore inconnue du grand public, a fait son entrée jeudi dans gouvernement De Croo. La nouvelle ministre de l’Intérieur et des Réformes institutionnelles répondait aux questions de Michaël Vandroogenbroeck, ce samedi matin, dans l’émission "De ochtend" (VRT).

Annelies Verlinden n’accordera pas beaucoup d'interviews. Elle l'a fait pourtant ce samedi matin dans l’émission "De ochtend" sur Radio 1. "Je vais d'abord étudier mes dossiers durant cent jours. Mon objectif est que vous n'entendiez pas beaucoup parler de moi. Je ne parlerai pas tant que je n'aurai pas formé mon idée sur le sujet et seulement si cela a une valeur ajoutée".

Agée de 42 ans et inconnue du grand public Annelies Verlinden est avocate depuis 18 ans, elle a été vice-présidente des Jeunes CD&V et conseillère communale à Schoten (Anvers). C’est elle qui obtient le ministère crucial de l’Intérieur où elle aura la responsabilité des services de police et des pompiers, ainsi que du Centre national de crise mais aussi de la très délicate réforme institutionnelle. C’est elle enfin qui devrait devenir la nouvelle figure de proue du CD&V à Anvers, pour succéder à l'ancien vice-premier ministre Kris Peeters.

En ce qui concerne d’éventuelles réformes institutionnelles, Annelies Verlinden reconnaît que son parti souhaite surtout donner plus de pouvoirs aux régions. Or dans le gouvernement certains partis voudraient réfédéraliser certaines compétences. Mais pour la nouvelle ministre, "il ne doit y avoir aucun tabous."
"Il faut pouvoir entrer dans le débat avec un esprit ouvert". Suivant les traces du président de son parti Joachim Coens, elle souhaite également y impliquer la N-VA. "J'aimerais tendre la main à la N-VA pour faire cela ensemble. C'est un sujet sensible pour eux, mais aussi pour nous".
 

"Il est normal que le dossier Arco ne figure pas dans l'accord de coalition"

Comme avocate Annelies Verlinden a travaillé jusqu'à récemment au sein du cabinet américano-britannique DLA Piper, elle a entre autres plaidé dans l’affaire Arco, au Conseil d’Etat.

L'accord de gouvernement précédent prévoyait de trouver une solution pour les 800.000 coopérants d'Arco, bras financier du Mouvement ouvrier chrétien, emporté dans la débâcle de Dexia. Mais la solution qui reposait sur la vente d'une partie des actions de Belfius ne s'est jamais concrétisée. Or il n’y a pas un mot sur ce dossier dans le nouvel accord de coalition.

Annelies Verlinden trouve logique qu'Arco ne figure pas dans l'accord de coalition. "Nous vivons dans un État de droit et les tribunaux sont les premiers à statuer. C'est pourquoi il est inapproprié de conclure des accords dans le cadre d'un accord de coalition".

Elle ne fait pas de promesses, elle pense que c'est inapproprié. "Mais le parti a fait tout son possible pour sauvegarder la position des coopérateurs. Nous ne les abandonnerons pas. Mais ce sont d'abord les cours et les tribunaux qui jugeront, puis la politique verra ce qu'il est possible de faire".
 

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