Les producteurs de pommes de terre subissent les effets de la crise sanitaire et d’une mauvaise récolte

Les producteurs de pommes de terre n'ont guère de raisons d'être optimistes. Les prix payés par l'industrie pour les pommes de terre restent bas. De plus, la récolte a été mauvaise, ce qui signifie que moins de pommes de terre peuvent être vendues aux chaînes de supermarchés et aux autres commerçants. Les prix ont chuté de 110 euros à 30 euros la tonne.

Les producteurs de pommes de terre tirent leurs revenus principalement de deux sources. D'une part, ils vendent leurs pommes de terre aux entreprises industrielles, qui les transforment en frites (surgelées) et en frites pour le secteur horeca. Et d'autre part des pommes de terre qu'ils vendent aux chaînes de supermarchés et au commerce de détail.

Les prix qu'ils obtiennent de l'industrie sont très bas. En cause la crise sanitaire et le confinement qui en a suivi. En raison du confinement, les restaurants ont été fermés pendant longtemps et il n'y a plus eu d'événements organisés. En conséquence, la demande de frites industrielles (congelées) a diminué et l'industrie de la transformation de la pomme de terre s'est retrouvée avec des excédents.

La demande augmente à nouveau, mais elle est encore loin d'atteindre les niveaux d'avant la crise du coronavirus. Le North-Western European Potato Growers (NEPG), un groupe d'intérêt international qui représente également les producteurs belges, s'attend à ce que les prix des pommes de terre destinées à l'industrie restent à un niveau très bas au moins jusqu'à la fin de l'année. À l'heure actuelle, le prix que les producteurs reçoivent est inférieur de 66 % à celui de l'année dernière.

Une récolte inférieure en raison de la sécheresse

En outre, la deuxième source de revenus risque également de diminuer. En raison de la sécheresse en juillet et en août, la récolte de cette année est estimée à 6 % inférieure à celle de l'année dernière.
Cette récolte sera vendue aux supermarchés et aux détaillants. Mais cette partie sera plus petite cette année. Comme l'offre est plus réduite, les producteurs peuvent demander un prix plus élevé. Mais cela ne compensera pas la baisse des ventes.
 

Moins de production la saison prochaine

Les perspectives étant si faibles, le NEPG exhorte les agriculteurs à planter moins de pommes de terre la saison prochaine.
Selon le NEPG, c'est le seul moyen d'éviter des stocks excédentaires et une nouvelle baisse des prix.
 

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