"La Fédération Wallonie-Bruxelles n’acceptera pas un contrôle flamand sur les écoles francophones de la périphérie"

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles n'acceptera en aucune manière que la Flandre exerce une quelconque forme de contrôle sur les écoles francophones de la périphérie bruxelloise qu'elle subsidie. Le ministre-président Pierre-Yves Jeholet (MR) a rappelé que la Flandre avait déjà tenté cette démarche il y a dix ans mais qu’elle avait été annihilée par la Cour constitutionnelle.

Le mois dernier, le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts (N-VA) avait annoncé avoir commandité une enquête sur dix écoles francophones de la périphérie bruxelloise pour vérifier qu'elles atteignent bien les compétences finales déterminées par la législation flamande. 

Ces écoles sont subsidiées à hauteur de 13 millions d'euros par les autorités flamandes, mais suivent les objectifs pédagogiques fixés par la Communauté française. Elles sont d'ailleurs soumises au contrôle des inspecteurs de l'enseignement de la FWB. 

Chaque année, ces écoles doivent demander une dérogation à la Flandre pour pouvoir agir de la sorte, mais le ministre Ben Weyts veut maintenant conditionner cette dérogation à une enquête de qualité préalable. 

Interrogé lundi en commission du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par la députée Alda Greoli (CDH) sur l'annonce flamande, le ministre-président Pierre-Yves Jeholet (MR) a rappelé que la Flandre avait déjà tenté il y a un peu plus de dix ans de faire passer ces mêmes écoles sous le contrôle des services flamands de l'inspection de l'enseignement, mais que ces velléités avaient été annihilées par la Cour constitutionnelle. 

"Le gouvernement de la Fédération n'acceptera évidemment aucun recul par rapport à cette situation (établie par la Cour constitutionnelle, ndlr)", a assuré lundi le ministre-président. Selon lui, le gouvernement flamand ne peut d'ailleurs refuser ces demandes de dérogation introduites par les écoles concernées. 

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