Flip Franssen

"Ahmed" est souvent moins bien accepté que "Willem-Jan" lorsqu'il veut louer un kot d’étudiant à Louvain

Une étude du magazine d'étudiant Veto démontre que les propriétaires de kots d’étudiants de Louvain (Brabant flamand) font souvent usage de critères racistes lorsqu'ils veulent louer leur chambre. C'est ce que montrent des tests pratiques réalisés par les chercheurs du magazine. Par exemple, "Ahmed" est souvent moins accepté que "Willem-Jan".

Une discrimination existe bien sur le marché de la location de kot d’étudiants à Louvain. C'est ce qui ressort d'une étude du magazine étudiant Veto. Deux courriels différents ont été envoyés à des propriétaires, pour répondre à une annonce, l'un sous le nom de Willem-Jan et l'autre sous celui d'Ahmed. Ahmed a été invité quatre fois à venir visiter les kots, alors que Willem-Jan a reçu 11 invitations. Il y a donc une nette différence.

Mais les enquêteurs ont également noté que les propriétaires de kots préfèrent ne pas avoir d'étudiants chinois non plus : "Le coronavirus n'a pas fait du bien à l’image de la Chine, mais je dois ajouter qu'un certain nombre de témoignages sur ces étudiants chinois datent de juste avant ce coronavirus", déclare Daan Delespaul du magazine étudiant Veto. "Je pense donc qu'en général il y a aussi une sorte de stigmatisation contre ce groupe, et je ne sais pas exactement pourquoi. Peut-être parce qu'ils ne parlent pas bien anglais ? Ou est-ce parce qu'ils seraient -soi-disant- moins bien intégrés ?

De toutes les manières cette enquête démontre que les stéréoptypes ont la vie dure, ainsi certains propriétaires évitent aussi de louer à des étudiants espagnols qui auraient la réputation de "faire tout le temps la fête".

Vous pouvez lire l'étude complète (en néerlandais) en cliquant ici.
 

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