Plusieurs hôpitaux contraints de reporter des soins non urgents

Le nombre croissant de patients admis à la suite d’une contamination au Covid-19 a forcé plusieurs hôpitaux du pays à reporter des opérations non-urgentes, rapporte le quotidien De Standaard ce lundi. C’est ce type de situation que devaient permettre d’éviter les mesures renforcées introduites pour combattre la propagation du coronavirus.

La semaine dernière, les groupes d'hôpitaux anversois Ziekenhuis Netwerk Antwerpen (ZNA) et Gasthuiszusters Antwerpen (GZA) ont ainsi dû reporter ou annuler plusieurs opérations considérées comme non-urgentes. C'est le cas également de l'UZ Leuven, où sont hospitalisés de nombreux bruxellois atteints du Covid-19, ainsi que du CHU de Liège, qui a annulé près d'un tiers des admissions non urgentes.

La première phase du plan fédéral prévoit que tous les hôpitaux réservent 15% de leurs lits de soins intensifs aux patients atteints du Covid-19, mais certains hôpitaux en sont déjà à 25%, soit à la deuxième phase.

Pour l'administratrice déléguée de la Fédération flamande des établissements hospitaliers Zorgnet-Icuro, Margot Cloet (photo), il est probable que tous les hôpitaux soient logés à la même enseigne au cours de la semaine à venir. "Nous devons donc étudier attentivement quels sont les soins non urgents que nous pouvons reporter, y compris les consultations", indique-t-elle.

Le porte-parole du service public fédéral Santé, Jan Eyckmans, craint également ce passage à la deuxième phase du plan, dès cette semaine. "Mais en théorie le report des soins n'est d'application que lorsque les hôpitaux réservent 50% de leurs lits de soins intensifs aux patients Covid-19", explique-t-il.

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