Le baromètre corona sera présenté au comité de concertation vendredi

Le comité de concertation (photo) qui se réunira vendredi devrait se prononcer sur la mise en place d'un baromètre réglant l'adoption de mesures en fonction d'un code de couleurs, pour faire face à l'épidémie de covid-19. C’est ce qu’a indiqué ce mardi le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, en commission de la Chambre. Celeval, l’organe de conseil, s’est réuni lundi une dernière fois à propos du baromètre. La conférence interministérielle Santé, qui se réunissait ce mardi, s’est avant tout penchée, elle, sur le testing et les vaccins.

L'épidémie progresse sur tout le territoire mais de manière différente d'une région à l'autre. Des mesures supplémentaires sont donc prises à Bruxelles ou dans plusieurs provinces wallonnes, voire dans certaines localités. Des députés s'inquiètent de la lisibilité d'un tel dispositif pour le citoyen. La stratégie nationale repose sur un socle commun de règles à respecter dans tout le pays, mais qui peuvent être complétées.

"Des mesures complémentaires sur le plan local ou sectoriel sont bienvenues, même si c'est compliqué pour le citoyen", a reconnu Frank Vandenbroucke. L'élaboration d'un "baromètre" permettrait d'y voir plus clair. Mais l'instrument doit être au point, a averti le ministre: "Il faut être sûr que ce baromètre peut être accroché au mur et y rester".

Le baromètre est prêt, affirme la Cellule d'évaluation fédérale (Celeval) qui regroupe les experts conseillant le gouvernement. Les experts ont encore tenu lundi une réunion de 4 heures sur le sujet. "C'est maintenant au politique de poursuivre avec ces recommandations. On a fait référence le plus possible aux protocoles existants", a expliqué le président de la Celeval, Tom Auwers.

Le commissaire du gouvernement Pedro Facon (photo) finalise l'instrument qui sera la base sur laquelle s'appuieront les mesures prises à l'avenir. "Normalement, il sera proposé vendredi au comité de concertation", a confirmé le porte-parole du Premier ministre.

Vaccins et testing au menu de la conférence interministérielle Santé

Il a essentiellement été question de politique de testing et de vaccins, ce mardi matin, lors de la Conférence interministérielle (CIM) Santé, qui réunissait les ministres de la Santé du fédéral et des entités fédérées. La mise en place d'un outil permettant de surveiller la capacité quotidienne des laboratoires afin de ne pas les saturer y aurait notamment été abordée.

Afin de faire face à la surcharge des centres de test et des labos, l'Agence fédérale des médicaments a par ailleurs été chargée de commander des tests rapides, a déclaré le ministre flamand de la Santé, Wouter Beke, interrogé sur le sujet au parlement régional. "Des tests qu'il faudra voir comment et où utiliser", at-il ajouté en évoquant ses doutes sur leur pertinence dans les maisons de repos où un diagnostic manqué peut avoir de lourdes conséquences.

Une task force testing, présidée par le microbiologiste Herman Goossens, sera également créée. Quant à la plateforme nationale de testing, annoncée l'été dernier par le fédéral, elle devrait être mise en place la semaine prochaine. Cette "plateforme nationale bis" sera capable de réaliser quelque 40.000 tests PCR par jour en sept endroits différents, avait indiqué à l'époque le ministre en charge du matériel destiné à lutter contre le coronavirus, Philippe De Backer.

Quant à la question de la vaccination, la Belgique devrait ouvrir l'étude des vaccins possibles à d'autres entreprises qu'Astra Zeneca. A l'heure actuelle, le Royaume compte sur l'arrivée de 1,5 million de doses de ce vaccin - toujours en développement - en mars prochain.

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