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Le gouvernement flamand achète quatre millions de tests rapides

Le ministre flamand du Bien-être Wouter Beke a annoncé ce vendredi que le gouvernement régional a décidé d'acheter quatre millions de tests rapides pour diagnostiquer les cas de Covid-19. Ils seront utilisés prioritairement dans le secteur des soins de santé, dans l'enseignement et dans les entreprises. De son côté, la ministre flamande de l’Innovation, Hilde Crevits, avait fait savoir jeudi qu’un test rapide sur base de l’air expiré était actuellement en développement à Louvain.

Les 4 millions de tests de détection antigéniques rapides commandés par le gouvernement flamand devraient être livrés dans un délai de deux à trois semaines, a précisé Wouter Beke (CD&V) dans un communiqué. Les nouveaux tests rapides sont faciles à utiliser, moins chers que les tests PCR et fournissent les résultats en 15 à 30 minutes seulement, ce qui permet de les décentraliser, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Cet achat permettra de réduire la pression sur les laboratoires qui effectuent des tests virologiques PCR, dont le résultat peut se faire attendre plusieurs jours, a expliqué le ministre du Bien-être. La Flandre n'a toutefois pas l'intention de remplacer les tests PCR, qui restent plus fiables.

"Maintenant que les tests rapides sont au niveau où ils peuvent signifier une expansion qualitative de la capacité de test, la Flandre souhaite également investir massivement dans ce domaine. Mieux nous pourrons tester, plus vite nous pourrons reprendre le contrôle de cette crise" due au coronavirus, a souligné Wouter Beke (photo).

Un test rapide en développement à Louvain

Le centre de recherche technologique Imec (photo) et l'hôpital universitaire de Louvain travaillent au développement d'un test de dépistage du coronavirus basé sur l'air expiré par le patient et livrant un résultat en cinq minutes maximum. L'objectif est qu'un prototype puisse être utilisé dès l'été 2021, indiquait jeudi la ministre flamande de l'innovation Hilde Crevits.

Le test de référence, le PCR, a pour inconvénient qu'il doit être réalisé par du personnel soignant qualifié et que son résultat se fait attendre plusieurs jours. Les tests antigéniques sont eux, en raison de leur complexité, considérés comme moins fiables. Enfin, les tests sérologiques, sur base d'un échantillon sanguin, ne permettent que de vérifier la production d'anticorps d'un patient.

La solution développée à Louvain est censée confirmer en moins de cinq minutes si une personne est porteuse du virus et si elle est plus ou moins susceptible de le transmettre. Les chercheurs se basent sur les particules présentes dans les gouttelettes expirées. Des études ont montré que c'est à cet endroit que se trouve la principale route de transmission du virus.

Les scientifiques de Louvain sont désormais occupés à travailler sur la technologie et le matériel d'analyse nécessaires. La ministre Crevits a annoncé un soutien de 2 millions d'euros au projet, qui devrait être lancé à Brussels Airport à l'été 2021.

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