500.000 masques buccaux finalement libérés pour les maisons de repos et soins

Les centres de repose et soins flamands recevront finalement une nouvelle livraison de 500.000 masques FFP2. Commandés par le gouvernement flamand, ils avaient été refusés il y a quelques mois en raison d’une étiquette qui manquait sur certains des cartons d’emballage. Ils étaient entreposés à Gand, avant d’avoir été emmenés pour un aller-retour vers la Suisse. Ils viennent d’être approuvés et pourront être livrés aux maisons de repos et soins flamandes.

Pendant la première vague de propagation du coronavirus, au printemps dernier, la pénurie de matériel de protection pour le personnel soignant - et notamment de masques de grande qualité - était criante. Le monde entier en avait subitement besoin, et la Belgique n’y faisait pas exception. Tant les autorités fédérales que celles des Régions (et donc aussi de la Flandre) sollicitèrent le marché.

Le gouvernement de Jan Jambon commandait ainsi un million de masques de type FFP2. La moitié d’entre eux ont pu être utilisés immédiatement, l’autre moitié non. En cause, l’absence d’un mode d’emploi spécifique dans les emballages. Ces masques n’étaient pas hermétiquement fermés et devaient donc être pressés contre le visage.

imago images/Eibner

Depuis le rejet de cette cargaison de masques buccaux par les autorités flamandes, ils prenaient la poussière dans des hangars du port gantois. Leur apposer rapidement une étiquette n’était pas une option, étant donné qu’un nouveau contrôle n’était pas autorisé. Il n’y avait donc pas d’autre choix que de charger les caisses dans un camion, passer la frontière avec la Suisse et puis revenir en Belgique.

La Suisse ne faisant en effet pas partie de l’Union douanière européenne, une nouvelle importation de cette même marchandise permettait un nouveau contrôle. Les étiquettes ont alors bien pu être collées sur les boites de masques FFP2. Ce qui veut dire que les maisons de repos et soins flamandes pourront se voir livrer 500.000 masques supplémentaires.

Pour la petite histoire, la firme responsable de l’étiquetage des masques buccaux a assumé les coûts de transport des masques refusés vers la Suisse, et retour vers la Belgique.

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