Trois nouveaux laboratoires nationaux pour pouvoir à nouveau tester les personnes asymptomatiques

Les trois premiers de huit nouveaux super-laboratoires nationaux ont ouvert leurs portes ce lundi, dans les hôpitaux universitaires de Gand (Flandre orientale) et Louvain (Brabant flamand) et à l’hôpital de Jolimont à Mons (Hainaut). Ils pourront analyser chacun jusqu’à 7.000 tests corona par jour, afin de décharger les laboratoires cliniques. Cinq autres laboratoires du même calibre verront encore le jour au cours des deux prochaines semaines, formant ainsi une plateforme nationale de testing. Ceci devrait permettre de tester à nouveau aussi les personnes asymptomatiques. Depuis le 21 octobre, seules les personnes qui présentent des symptômes du Covid-19 sont encore testées, mais pour endiguer réellement la propagation du virus il faut pouvoir tester davantage de monde.

Au cours de l’été déjà, l’ex-ministre Philippe De Backer avait promis l’avènement d’une telle plateforme nationale de tests, constituée de huit laboratoires universitaires. Les trois premiers ouvrent ce lundi, aménagés dans les hôpitaux universitaires de Gand, Louvain et Mons. D’ici deux semaines, les cinq autres devraient aussi avoir entamé leurs activités. "Au total, nous devons ensemble pouvoir analyser plus de 50.000 tests par jour", précise Bruno Verhasselt, chef du laboratoire de l’hôpital universitaire gantois. Il s’agit de tester les échantillons pris dans le nez et la gorge de patients et détecter s’ils sont infectés.

Le super-labo de Gand pourra certainement traiter 7.000 échantillons par jour. Quarante collaborateurs ont été engagés à cet effet. "Cela demeure un travail assez intellectuel. Nous avons sélectionné les personnes qui peuvent effectuer ce type de travail", précise Verhasselt.

Les résultats des tests doivent être obtenus rapidement. "Nous nous engageons à communiquer les résultats endéans les 24h". Le laboratoire étant soutenu par les autorités fédérales, son directeur estime pouvoir atteindre le nombre d’analyses attendues par jour. "Au niveau international, tout le monde est à la recherche des instruments nécessaires, des plastiques et des réactifs. Cela reste donc un combat. Mais le gouvernement fédéral a acheté un gros volume pour tous les laboratoires. J’ai donc bon espoir que nous n’allons pas tomber à court de réactifs".

La Belgique avait adapté le 21 octobre sa stratégie de testing, pour pouvoir accélérer la transmission des résultats d’analyses de tests. Seules les personnes qui présentent des symptômes de coronavirus peuvent actuellement être testées, même si elles ont été en contact rapproché avec une personne contaminée ou si elles rentrent d’un pays classé "rouge". Mais avec les huit nouveaux laboratoires, les personnes asymptomatiques devraient aussi à nouveau pouvoir être testées dès le 15 novembre.

"J’ai bon espoir que cela sera possible", indique Bruno Verhasselt. "Personne n’est content que la stratégie de test ait dû être adaptée. C’était une décision pragmatique parce que les laboratoires ne pouvaient plus suivre l’affluence des tests".

Les cinq autres laboratoires verront le jour dans les hôpitaux universitaires de Liège (CHU Liège), Anvers (UZA), Louvain-La-Neuve (Saint Luc Bruxelles), Bruxelles (IBC) et Namur (CHU-UCL Namur).

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