La Banque nationale constate que l’immigration récente a un impact positif sur le PIB

Les personnes d'origine étrangère arrivées en Belgique ces cinq dernières années ont "influencé positivement le produit intérieur brut, le faisant progresser de 3,5%", indique la Banque nationale de Belgique (BNB) dans son étude sur l'impact économique de l'immigration, publiée ce mercredi. Le produit intérieur brut par habitant a, lui, augmenté de 0,7%. Accroître le taux d'emploi des personnes immigrées - et de leurs enfants - est essentiel pour augmenter leurs contributions aux finances publiques, conclut l’étude de la BNB. Or, la Belgique fait figure de mauvaise élève européenne au niveau de leur intégration sur le marché du travail.

"L'effet est positif tant pour les flux d'immigrés d'origine européenne que pour ceux d'origine extra-européenne, avec un accroissement de 2% pour les premiers et de 1,5% pour les seconds", précise l'étude de la Banque nationale. Plus le taux d'emploi des personnes immigrées est haut, plus le PIB augmentera, relève la recherche de la BNB. Or, cette même étude constate que la Belgique est l'une des plus mauvaises élèves européennes en termes d'intégration des personnes immigrées sur le marché du travail.

L'immigration des cinq dernières années a également entraîné un accroissement de la population en Belgique, de l'ordre de 2,7%. Les personnes récemment arrivées étant essentiellement des jeunes, elles ont permis une réduction de la proportion de personnes retraitées dans la population belge. Cette jeunesse explique aussi que "la vague récente d'immigrés fait peser un fardeau moins lourd que la moyenne sur les dépenses publiques", celles-ci ayant moins fortement augmenté (+2,2%) que la population (+2,7%).

Par ailleurs, l'immigration n'a provoqué "aucun effet néfaste" en termes de salaire, chômage, participation, revenu net ou bien-être pour les Belges dits "natifs", c'est-à-dire nés dans le pays de parents belges. Ceux qui courent le plus de risques sont davantage les personnes immigrées déjà établies, constate la BNB, car elles "sont plus facilement substituables aux nouveaux arrivants".

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