Les écoles supérieures et universités flamandes envisagent de passer à un "code noir"

L’information rapportée ce mercredi par le quotidien De Standaard a été confirmée à la VRT. Les universités et écoles supérieures néerlandophones du pays envisagent effectivement de renforcer encore les mesures de prévention contre la propagation du coronavirus. Elles songent au passage du code rouge à un code noir. Mais le scénario pour ce niveau extrême de prévention n’est pas encore prêt.

Sous pareil code noir, tous les cours mais aussi les exercices plus pratiques et les heures de laboratoires devraient être donnés de façon numérique, à distance, jusqu’au 30 novembre. Même les étudiants de première année - pour lesquels certaines exceptions sont faites actuellement - devraient tout suivre en ligne.

"Actuellement, il n’y a pas d’espace pour de la pratique en présentiel sur le campus", indique Dirk Smits, directeur de recherche et d’enseignement à l’école supérieure Odisee. "Nous allons tenter de rattraper la pratique dès le mois de décembre et nous étudions actuellement comment se concentrer maintenant surtout sur la théorie. Si les cours de pratique n’étaient pas possible non plus en décembre, il faudrait revoir tout notre planning. Et aussi voir comment organiser les examens, qui évaluent normalement aussi les matières pratiques", précise Dirk Smits.

Si les cours de pratique ne pouvaient démarrer en décembre, il se pourrait que la durée des études soit prolongée parce qu’il ne pourrait y avoir d’examens sur les cours de pratique, dans un premier temps.

“Nous espérons vraiment recevoir une sorte de plan pour les mois à venir", souligne Dirk Smits. éNous avons déjà décidé à Odisee de poursuivre en code rouge jusque fin février, indépendamment de ce que les autorités décideront. Pour avoir une sorte d’équilibre entre l’évolution de l’épidémie et la possibilité d’organiser le meilleur enseignement possible pour nos étudiants. Nous espérons recevoir un cadre d’une certaine stabilité, qui nous dise par exemple quand nous pouvons lancer les cours pratiques. C’est crucial pour nous”.

James Arthur Photography

38 millions d’euros supplémentaires pour les coûts corona

Le gouvernement flamand libère 38 millions d’euros supplémentaires pour couvrir les coûts inattendus encourus par les écoles supérieures et universités à cause de la pandémie. Ce montant s’ajoute à 1,5 million d’euros qui leur avait déjà été promis.

Les 38 millions doivent servir à compenser les coûts d’ouverture de locaux supplémentaires, d’engagement de personnel supplémentaire, d’organisation d’aide pour les étudiants, et d’achat de masques buccaux et de désinfectant. Ces moyens financiers seront répartis entre les institutions en fonction de leur nombre d’étudiants.

"Nous ne donnons pas seulement des moyens supplémentaires, mais aussi un signal, à savoir que nous apprécions le travail supplémentaire fourni par les écoles supérieures et universités", déclarait le ministre flamand de l’Enseignement Ben Weyts (photo). Son gouvernement a déjà libéré plus de 113 millions d’euros pour couvrir, avant tout, les coûts supplémentaires dans l’enseignement obligatoire.

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