Hilde De Windt

Le confinement peut aussi avoir un effet positif, des sans-abri ne sont plus à la rue à Gand

A Gand, 16 SDF ont obtenu un abri permanent depuis le mois de mars dernier. Grâce à cela, ils peuvent à présent s'attaquer sérieusement à leurs problèmes personnels. Ils font du bénévolat pour occuper leurs journées ou suivent une thérapie.

Lorsque le confinement a commencé en mars, les organisations d'aide cherchaient une solution pour donner aux sans-abri un endroit à l'abri de l’épidémie. À Drongen, le foyer Leeuwenhof était vide et 16 personnes sans abri ont reçu une chambre où elles pouvaient rester pendant la journée. "C'était 16 personnes que nous connaissions depuis longtemps, qui étaient en réalité des sans-abri chroniques", explique Els Goossens du Centrum Algemeen Welzijn Oost-Vlaanderen.

En principe, les sans-abri peuvent toujours se rendre dans un centre d'accueil de nuit. Mais cela signifie qu'ils doivent retourner dans la rue pendant la journée. En fait, ils sont tout le temps dans une sorte de mode de survie. Au Leeuwenhof, ils n'ont pas eu ce problème. C’est un hébergement fixe. Par rapport aux centres d'hébergement de nuit, où il y a toujours du bruit et où un colocataire leur rend le sommeil difficile, au Leeuwenhof les nuits étaient calmes.
 

Démarrer une nouvelle vie

Dans le Leeuwenhof, diverses organisations se sont unies pour aider les sans-abris. A commencer par les questions administratives. "Il s'est souvent avéré que ces gens avaient droit à des prestations ou à un soutien financier", explique Els Goossens. Lentement, ils sont sortis de leur mode de survie pour s'attaquer réellement à leurs vrais problèmes".

"Beaucoup de sans-abri en ont assez qu’on leur dise en permanence ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Ils en ont assez aussi de devoir se contenter d’un abri temporaire. Ce n'est pas qu'ils choisissent la rue. Pas du tout. Mais ils se sentent déconnectés de la société et s'y résignent".

Le séjour au Leeuwenhof à Drongen a changé cela. "Ils ont commencé à réfléchir à d'éventuels problèmes psychologiques, ou à leur dépression qu'il fallait régler. Ils ont accepté de recevoir des conseils ou du moins ont entamé une conversation", explique Els Goossens. Lentement mais sûrement, ces gens ont commencé à chercher un moyen d’occuper leur journée. Ils ont commencé à travailler comme bénévoles ou simplement à chercher du travail.

Le séjour au Leeuwenhof n'a peut-être pas été une expérience, mais il a clairement porté ses fruits. Selon Els Goossens, 12 personnes ont maintenant une résidence permanente ou du moins une vue sur celle-ci. Pour un groupe issu du sans-abrisme chronique, c'est un résultat encourageant.

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