Un vaccin contre le coronavirus d’ici mars prochain ? Le ministre de la Santé reste très prudent

L’annonce faite ce lundi que le candidat vaccin développé par Pfizer et Biotech contre la Covid-19 est "efficace à 90%", après la première analyse intermédiaire de leur essai de "phase 3", a été accueilli avec soulagement dans le monde. Cela signifie-t-il que nous disposerons d'un vaccin efficace dans notre pays d'ici le printemps, comme certains le prédisent ? "Je serais très prudent à ce sujet, c'est un processus très compliqué", a déclaré lundi soir, dans l'émission "De Afspraak" (VRT), le ministre de la santé publique Frank Vandenbroucke (SP.A). Par ailleurs, ce dernier estime qu'il ne faut pas relâcher la pression en vue des fêtes de fin d'année.

Interrogé lundi soir dans l’émission  "De Afspraak" (VRT), Frank Vandenbroucke estime qu’il faut être très prudent : "C'est un message positif, mais nous devons rester réalistes. Il s'agit d'un communiqué de presse d'une entreprise, ce qui n'est pas la même chose qu’une recherche scientifique indépendante".

"Et même si les recherches sont confirmées, nous devons examiner les faits. Il faudra des mois pour qu'un tel vaccin soit mis sur le marché. C'est un processus très compliqué. Ce n'est pas seulement une pilule que vous obtenez chez le pharmacien. Il y a des méthodes de stockage spécifiques et la production doit être lancée".

Pourrons-nous disposer d’un vaccin au printemps ? Comme le prédisent plusieurs experts. "Il faut faire très attention", ajoute le ministre. "C'est possible, mais vous ne m'entendrez pas le dire. Nous allons devoir faire un gros effort ensemble pour vaincre le virus sans ce vaccin. De toute façon, nous allons devoir traverser un hiver très difficile".

Vers un assouplissement des mesures sanitaires?

Le ministre Frank Vandenbroucke voit un point positif dans les récents chiffres de la Covid-19. "La baisse du nombre d'infections, c'est le résultat de tout le monde. Et le résultat des décisions que nous avons prises le 19 octobre, y compris la fermeture du secteur horeca. Il est clair que ces mesures ont à présent un effet".

"Mais il ne faudrait pas tout gâcher maintenant. Nous ne pouvons pas laisser l’épidémie nous échapper. Nous devons continuer ainsi pendant longtemps, mais nous pouvons féliciter tout le monde. La pilule est difficile à passer, surtout pour les cafés et les restaurants. Merci beaucoup et respect pour eux".

Les écoles doivent rouvrir la semaine prochaine et le ministre est un peu inquiet à ce sujet. "C'est un défi difficile et dans les écoles, on a beau faire le maximum, le virus est dans la société, et on ne peut pas facilement le laisser à l’écart des écoles".

Le 1er décembre, les mesures sanitaires seront à nouveau examinées. La question que tout le monde se pose : y aura-t-il des assouplissements d'ici la Noël ?

"Je ne peux pas répondre à cette question. Nous devons d'abord nous mettre en sécurité. La circulation du virus doit être aussi limitée que possible avant que nous puissions alléger les mesures. Les digues (stratégie de test et détection des contacts) doivent tenir debout. Et je ne pense pas que nous serons en sécurité avec ce virus avant la Noël".
 

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