Annick est restée 218 jours à l’hôpital avec le coronavirus : "Je ne suis plus la même"

Fin mars, Annick Moyaerts (46 ans) a été infectée par le coronavirus. Elle s'est retrouvée à l'hôpital et sept longs mois plus tard, elle a été autorisée à rentrer chez elle, à Gingelom dans le Limbourg. Elle a raconté son histoire, ce mercredi dans l’émission "De ochtend" sur Radio 1 (VRT). "Je ne sais pas comment ils m'ont maintenu en vie. C'est sans doute un miracle".

Annick Moyaerts a été contaminée à son travail au printemps, lors de la première vague du coronavirus. Elle est aide-soignante dans une maison de repos. "C'est là que les choses ont vraiment mal tourné. Nous n'avions pas de masque buccal, pas de vêtements de protection, il n'y avait rien. Nous sommes censés être des héros, mais cela me choque. Je ne devrais pas être acclamé pour mon travail, je devrais être capable de faire mon travail correctement. Or, ce n'était pas le cas en mars".

Les autres membres de sa famille ont également été contaminé, mais Annick est tombée gravement malade et a dû être hospitalisée. "J'étais tellement angoissé, je pensais que je ne reviendrais jamais chez moi". C'est très effrayant de laisser ses enfants et son mari derrière soi".

Cela allait être une longue épreuve. "J'ai été à l'hôpital pendant 218 jours au total." "Cela a commencé dans le service COVID ordinaire, puis dans l'unité de soins intensifs. Ils m'ont ensuite transféré à Genk, où j'ai été plongée dans le coma pendant cinq semaines, puis aux soins intensifs pendant un certain temps. Finalement, j'ai été ramené à Saint-Trond, où j'ai été en soins intensifs, puis au service de revalidation.

Une pénible revalidation

Annick est rentrée chez elle depuis deux semaines. Elle est un peu enrouée et a du mal à parler. "Je suis toujours moite, je tousse encore. Je marche difficilement.. . Quand je me suis réveillée à l'hôpital, je ne pouvais plus rien faire. Je ne pouvais pas bouger mes mains. Je disais oui en hochant la tête. Je suis revenue de loin".

Au début du mois prochain, Annick aura 47 ans. "Je vais arriver à cet anniversaire", dit-elle avec un soupir de soulagement. "La première chose qui m'est venue à l'esprit à mon réveil a été : "Whoah, je suis toujours vivante". J'ai également souffert d'une insuffisance rénale et d’une hépatique. Je ne sais pas comment ils m'ont gardé en vie. C'est toujours un miracle, même pour les médecins".

Même si elle est de retour à la maison, elle n'est plus la même personne. Et sa famille doit s’y adapter. "Ils ont retrouvé une maman et une femme, mais je ne suis plus la même. Je ne peux pas faire grand chose en ce moment".

Annick lance dès lors un appel à tout le monde, pour que l’on respecte les règles sanitaires à la lettre afin que les chiffres de l’épidémie restent le plus bas possible.
 

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