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Covid-19 : Baisse du nombre de patients en soins intensifs, une première depuis septembre

Le nombre d'admissions à l'hôpital pour cause de Covid-19 continue de diminuer, de -23%, et s'établit désormais à 535,9 par jour en moyenne, selon le bilan provisoire de l'Institut de santé publique Sciensano publié mercredi. Le nombre de personnes hospitalisées s'élève à 7.058 (-2%), dont 1.470 patients traités aux soins intensifs, un total qui recule pour la première fois depuis le mois de septembre.

On s'éloigne petit à petit du scénario catastrophe dans les soins de santé qui aurait vu le plafond du nombre de lits en soins intensifs être dépassé, a-t-il été souligné mercredi lors de la conférence de presse du Centre de crise sur l'épidémie de coronavirus. Cela grâce aux efforts communs, "qui commencent à être visibles". La baisse du nombre d'hospitalisations et de contaminations s'est en effet poursuivie, alors que celui des personnes en soins intensifs plafonne et que l'augmentation des décès est moins prononcée que les jours précédents.

Le nombre d'admissions à l'hôpital pour cause de Covid-19 continue de diminuer, de -23%, et s'établit désormais à 535,9 par jour en moyenne entre le 4 et le 10 novembre. Il y a 7.058 personnes hospitalisées au total (-2%), dont 1.470 patients traités aux soins intensifs, un chiffre en très léger recul (1.474 s'y trouvaient le 9 novembre) pour la première fois depuis le mois de septembre.

"On pourrait avoir atteint un sommet et le nombre de personnes en soins intensifs n'augmenterait plus. On en aura la confirmation en fin de semaine", a expliqué le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem. "Cela nous éloigne petit à petit du scénario catastrophe où l'on aurait crevé le plafond du nombre de lits disponibles en soins intensifs", a-t-il relevé.

Le nombre moyen d'infections au coronavirus est, lui, repassé sous la barre des 8.000 par jour, avec une moyenne de 7.834 cas de Covid-19 détectés quotidiennement. Cela représente une baisse de 46% par rapport à la période de sept jours précédente. Les chiffres baissent environ de moitié tous les huit jours, selon les calculs d'Yves Van Laethem. En extrapolant sur cette base, on devrait atteindre les 1.000 infections par jour dans un mois, soit un moyenne qu'on n'avait plus constatée depuis le 9 septembre et le début de cette 2e vague. Une fois arrivé à ce niveau, on sera toutefois "encore très loin de la base nécessaire pour être en sécurité", prévient d'ores et déjà le porte-parole interfédéral.

La baisse du nombre de cas se fait à un rythme assez similaire dans toutes les provinces, avec cependant des reculs un peu plus prononcés (-50% ou davantage) dans celles de Liège et des Brabants flamand et wallon ainsi qu'en Région bruxelloise. Le taux le plus élevé de contaminations est toujours constaté dans le Hainaut, avec une moyenne de 1.560 cas par jour.

Depuis le début de l'épidémie, le nombre de contaminations en Belgique s'élève à 507.475, contre un total de 503.182 mardi.

Le Covid-19 a également causé la mort de 13.561 personnes en Belgique. En moyenne, 190 personnes sont décédées chaque jour entre le 1er novembre et le 7 novembre à cause d'une infection au coronavirus, en hausse de 35% par rapport à la semaine précédente. Quelque 208 décès (BIEN: 208) ont notamment été comptabilisés rien que pour le 6 novembre, un chiffre record pour cette 2e vague.

Le taux de décès en Wallonie a presque atteint celui de la première vague. La surmortalité y était de 94% durant la dernière semaine d'octobre, contre 70% à Bruxelles et 31% en Flandre.

Les efforts communs commencent à être visibles

Les efforts communs commencent néanmoins à être visibles, se félicitent le Centre de crise, Sciensano et le SPF Santé publique, qui appellent cependant à ne pas se relâcher. "Il y a encore un long chemin à faire", préviennent-ils, alors que le personnel de santé est encore très sollicité.

Le Centre de crise invite donc la population à être prudente lors de ses sorties en cette semaine de congés, à éviter les lieux trop fréquentés et à ne pas s'aventurer trop loin de chez soi. "Le week-end dernier, il y avait beaucoup trop de monde dans certains endroits très populaires. Il est encore trop tôt pour se lancer dans des excursions dans des hauts lieux touristiques", insiste-t-on.

Le Centre de crise déconseille enfin les déplacements à l'étranger non essentiels, en particulier pour aller faire du shopping ou boire un verre car cela contribue à la transmission du virus, "qui ne tient pas compte des frontières".

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