Conséquence du Brexit : L’AFSCA engage du personnel pour le contrôle des denrées alimentaires 

L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) est prête à contrôler toutes les importations et exportations de denrées alimentaires, d'animaux et de plantes à destination et en provenance du Royaume-Uni à partir du 1er janvier. L'AFSCA a engagé 115 personnes à cette fin. Depuis le 1er janvier, l'Union européenne considère le Royaume-Uni comme un "pays tiers", ce qui signifie que davantage de contrôles seront nécessaires sur les importations et les exportations de denrées alimentaires, de plantes et d'animaux.

Depuis le 1er février 2020, le Royaume-Uni n'est plus membre de l'Union européenne. Jusqu'à présent, cela n'a pas eu beaucoup de conséquences visibles : nous sommes toujours dans une période de transition, qui se terminera ce 31 décembre.

Dès qu'elle sera terminée, le 1er janvier, les conséquences seront plus perceptibles. Comme le Royaume-Uni quitte à la fois le marché intérieur européen et l'union douanière, il sera désormais considéré comme un "pays tiers". Cela aura un impact majeur sur le commerce des marchandises.
Les entreprises devront accomplir les formalités douanières et les agents des douanes devront effectuer des contrôles. La douane belge a donc recruté du personnel supplémentaire.  

115 personnes supplémentaires engagées pour les contrôles

L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a également engagé 115 personnes supplémentaires. C'est un nombre considérable. L'AFSCA emploie 1.400 personnes, dont 660 sur le terrain, où les personnes supplémentaires sont déployées.

Les fonctionnaires de l’AFSCA contrôleront désormais également l'importation et l'exportation de denrées alimentaires, d'animaux, de produits animaux, de plantes et de produits végétaux à destination et en provenance du Royaume-Uni. Tant les produits eux-mêmes que les certificats correspondants devront être contrôlés. La viande et les produits laitiers, par exemple, ne pourront être importés que s'ils proviennent d'entreprises agréées par l'UE.

Les produits en provenance du Royaume-Uni seront également contrôlés après le 1er janvier. Cela peut aller très loin : par exemple, tous les animaux vivants devront être contrôlés par un vétérinaire pour détecter les infections dues à des maladies animales.

L'AFSCA s'attend à ce que l'exportation vers le Royaume-Uni, en particulier, entraîne un surcroît de travail. (Les Britanniques importent beaucoup de produits alimentaires de l'UE, y compris de notre pays). Toutefois, les Britanniques introduisent progressivement leur "modèle frontalier", de sorte qu'il n'est pas encore tout à fait clair quels certificats seront nécessaires pour les exportations vers le Royaume-Uni à l'avenir.
 

Les plus consultés