"Plus de 18% des magasins non-essentiels risquent de ne pas atteindre la fin de l’année"

À l'heure actuelle, plus de 7 travailleurs indépendants sur 10 disent vivre beaucoup de stress. Plus de la moitié (52%) d'entre eux souffrent actuellement mentalement et financièrement de la crise sanitaire. C’est ce qui ressort d'une enquête du Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) auprès des entreprises qui vendent des produits non essentiels. Le syndicat souligne aussi que 19.911 magasins en Flandre qui sont actuellement fermés - dans le cadre du second confinement - demandent de pouvoir rouvrir leurs portes, sur rendez-vous préalable des clients. "Sinon plus de 18% d’entre eux craignent de ne pas survivre à cette année".

Un manque de perspective semble inquiéter les entrepreneurs, si l’on en croit l'enquête menée auprès de 688 entreprises par le Syndicat Neutre pour Indépendants. Leur chiffre d'affaires diminue globalement de 85 à 90%. De plus, seule une entreprise sur trois disposait déjà de réserves insuffisantes avant la crise. 

La majorité (72%) des magasins non essentiels (cuisines, meubles, jouets, mode, informatique, bijouterie, ...) actuellement contraints de rester fermés essaient de s'adapter en proposant leurs services via livraison ou commerce en ligne. "Mais cela ne représente que 12% de leur chiffre d'affaires", explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI. 

"C'est largement insuffisant. La majorité (61%) des commerçants sont actifs en ligne d'une manière ou d'une autre, mais seulement un sur cinq (23%) possède une boutique en ligne à part entière. Nous voudrions encourager cette tendance par des conseils spécifiques pour les entrepreneurs qui souhaitent élargir leurs canaux de vente en ligne".

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