Un groupe de travail planchera sur le dossier institutionnel pour la Flandre

Le Parlement flamand a décidé de mettre en place un groupe de travail consacré aux affaires institutionnelles. Celui-ci sera dirigé par la présidente du Parlement, Liesbeth Homans (photo). Objectif: étudier durant un an "l'organisation étatique souhaitée".

L'accord de coalition du gouvernement de Jan Jambon fait plus de 300 pages, mais contient relativement peu de choses sur le volet institutionnel. On y lit cependant, dans un passage, une demande adressée au Parlement flamand d'"entamer une réflexion approfondie sur la structure d'état souhaitée". 

Le Parlement flamand prévoit à présent de lancer, sur proposition des partis de la majorité N-VA, Open VLD et CD&V, un groupe de travail sur les affaires institutionnelles. Liesbeth Homans (N-VA) sera chargée de le présider. 

Le groupe de travail sera composé de sept membres permanents et de sept suppléants répartis en fonction de la taille des groupes politiques. Aucune date n'a encore été fixée pour le début des travaux de ce groupe, qui devraient durer un an.

Vlaams Belang mécontent

Le Parlement régional opte donc pour un groupe de travail et non pour commission spéciale. D’après la proposition des partis de la majorité, il n’interfèrera pas avec le reste du travail parlementaire ni avec les commissions fixes. 

Le parti d’opposition Vlaams Belang a fait savoir sur Twitter, par la voix de son chef de groupe Chris Janssens, qu’il regrettait l’option du "petit groupe de travail". "Pour le corona et la lutte contre l'extrémisme on a créé une commission parlementaire, mais pas pour l’avenir de la Flandre. Le CD&V et Open VLD ne le veulent pas, pour ne promouvoir que le nationalisme belge. Et la N-VA, le plus grand parti au Parlement flamand, s’incline une nouvelle fois", lançait Janssens sur le réseau social.

Les plus consultés