De Croo: “Le 5 janvier nous devrions pouvoir commencer à vacciner"

La vaccination contre le nouveau coronavirus devrait débuter en Belgique le 5 janvier prochain, déclarait ce mercredi le Premier ministre Alexander De Croo (photo), précisant que les derniers détails de la stratégie devaient encore être agréés par les différents niveaux de pouvoir, après une approbation des vaccins. Cette première phase ne devrait toutefois concerner "qu'un groupe très restreint de personnes, et certainement le personnel soignant des hôpitaux", a de son côté précisé le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, en séance plénière du parlement régional. Entretemps, la Belgique va commander aussi 2 millions de doses du candidat vaccin Moderna.

"Il y a une proposition de stratégie de vaccination qui sera discutée entre les différents gouvernements" du pays, a expliqué Alexander De Croo à l'occasion d'une visite auprès des unités spéciales de la police fédérale (photo). "Quand les vaccins seront prêts, notre pays sera prêt. Nous aurons alors des accords clairs sur qui sera vacciné en premier et sur la manière dont cela se passera", a ajouté le Premier ministre. 

Il a toutefois souligné que le "plan concret", qui est prêt depuis mardi, doit encore être avalisé par les différents gouvernements (le fédéral et ceux des Régions et des Communautés) alors qu'une Conférence interministérielle (CIM) santé publique doit se réunir à nouveau jeudi, après avoir échoué mercredi à s'accorder sur la stratégie de vaccination contre la Covid-19. 

"Cela sera la cas à très court terme", a assuré De Croo, réaffirmant que le plan était de débuter la vaccination le 5 janvier 2021. "Nous serons prêts, comme d'autres pays". Pour vacciner le plus rapidement possible le plus grand nombre de Belges possible, a précisé le Premier ministre. 

Au Parlement wallon, le ministre-président régional Elio Di Rupo s'est montré plus circonspect. La première phase de vaccination "ne concernera qu'un groupe très restreint de gens et certainement le personnel soignant des hôpitaux", a-t-il avancé. La vaccination de l'ensemble de la population, elle, "prendra énormément de temps tout simplement pour des raisons de disponibilité physique. Il faudra être patients", a prévenu Di Rupo.

La Belgique va commander 2 millions de doses de Moderna

La Conférence interministérielle Santé publique, composée des ministres de la Santé fédéral et des entités fédérées, s'est réunie mercredi matin. La stratégie de vaccination n'a pas été abordée et il a été convenu de se revoir jeudi matin. La Conférence interministérielle annonce cependant souscrire à la procédure d'achat européenne pour le candidat vaccin Moderna.

Un comité restreint fédéral est en outre prévu ce mercredi soir en vue de valider le volet fédéral de la stratégie de vaccination. La CIM décidera également jeudi des groupes prioritaires, du phasage, du cadre de la répartition des tâches entre ministres, des aspects logistiques relatifs à l'organisation d'une telle vaccination de masse et de l'organisation de la communication. 

Le comité consultatif chargé de l'analyse des dossiers d'achat a donné un avis positif pour le candidat vaccin Moderna. La CIM Santé publique a suivi ce conseil. Si ce vaccin reçoit une autorisation de mise sur le marché, la Belgique l'achètera. Le contrat européen concerne l'achat de 80 millions de doses. La Belgique en achèterait 2 millions. 

Déjà à la mi-août 2020, le comité consultatif a rendu un avis pour le contrat relatif au vaccin candidat du géant anglo-suédois AstraZeneca et de l'Université d'Oxford et, le mois dernier, pour le vaccin candidat des groupes pharmaceutiques Janssen (Johnson & Johnson), Pfizer et BioNTech et CureVac. 

Lors du CIM de ce mercredi matin, un protocole d'accord a également été conclu sur l'approche coordonnée visant à renforcer l'offre de soins psychiques dans le contexte de la pandémie. Cet accord concerne principalement le renforcement de ces soins en première ligne "moyennant tant la fonction psychologique première ligne que des soins de santé mentale ambulatoires spécialisés". L'accord définit également certains groupes cibles prioritaires, tels que les enfants et les parents de familles vulnérables, les jeunes adultes, les prestataires de soins de santé et de l'action sociale et les personnes présentant des problèmes préexistants de santé mentale. Des budgets supplémentaires sont prévus pour ce renforcement.

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