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L’épidémie de coronavirus a fait croitre le nombre d'étudiants en infirmerie en Flandre

La Flandre a connu une hausse de 7,2% du nombre d'étudiants inscrits pour devenir infirmiers et infirmières en ce début d'année académique 2020-2021 par rapport à l'année précédente. C’est ce qu’a indiqué ce vendredi le ministre flamand du Bien-Etre, Wouter Beke. Mais il y a encore toujours trop peu d’hommes qui optent pour ce métier. Seuls 14% du personnel infirmier sont des hommes en Flandre. Et parmi les professionnels de la santé il n’y a que 7% d’hommes, d’après les derniers chiffres en date de l’ambassadrice flamande des soins, Lon Holtzer.

Le nombre d'étudiants inscrits a atteint cette année les 15.041, répartis en une formation de bacheliers en quatre ans (au nord, comme au sud du pays) et celle en trois ans appelée HBO5 en Flandre et brevet d'infirmier hospitalier en Belgique francophone. L'âge moyen des étudiants est aussi plus élevé, a précisé le ministre Wouter Beke (photo).

Selon le ministre flamand du Bien-être, cette hausse du nombre d'étudiants ne suffira toutefois pas à remplir toutes les places vacantes. Elles étaient, fin octobre, au nombre de 710 pour le personnel soignant et de 1.619 pour les infirmiers et infirmières. Le ministre a dit souhaiter voir davantage de jeunes s'engager dans ce métier, en mettant en avant la sécurité de l'emploi.

Nouveaux éléments pour convaincre les hommes

Les chiffres publiés par Wouter Beke montrent en outre que les hommes ne représentent qu'une minorité du personnel infirmier, à hauteur de 14%. Et parmi les professionnels de la santé, il n’y a que 7% d’hommes. 

L’ambassadrice flamande des soins, Lon Holtzer, encourage les hommes à se lancer dans un métier des soins de santé, où ils sont très appréciés. Elle espère que les images du personnel infirmier combattant le Covid dans les hôpitaux - relayées dans les médias - auront donné une plus juste impression sur le métier. 

Lon Holtzer souligne que les infirmiers font bien davantage que prodiguer des soins, et qu’ils doivent aussi souvent utiliser des appareils de haute technologie. L’accord social conclut récemment avec le ministre Beke peut aussi stimuler davantage d’hommes à travailler dans le secteur des soins. 

"Le salaire augmentera de 6%, les conditions de travail seront améliorées. J’espère que cela encouragera davantage d’hommes à travailler dans les soins de santé. Nous sommes aussi très heureux que tant de bénévoles et de demandeurs d’emploi aient proposé de l’aide pendant la crise sanitaire", ajoutait Lon Holtzer.   

Les chiffres révèlent en effet que quelque 10.000 bénévoles et plus de 19.000 demandeurs d’emploi ou personnes en chômage technique temporaire se sont manifestés pour prêter main forte dans les hôpitaux et maisons de repos et de soins, notamment. Seul un petit nombre d’entre eux ont réellement pu travailler, mais les chiffres attestent d’un réel intérêt pour le secteur des soins. 

Lon Holtzer souligne aussi que son secteur mène un combat constant pour remplir des postes vacants. Rien que pour l’année passée, il y avait plus de 8.000 postes vacants en Flandre, dont la moitié environ à Anvers et en Flandre orientale. "C’est dramatique, quand on sait que chaque poste vacant ne devrait jamais l’être".

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