tartine-et-boterham.be

Le spéculoos fait désormais partie du patrimoine culturel immatériel bruxellois

A deux jours de l'arrivée de Saint-Nicolas et de sa distribution de gourmandises aux enfants, la Région bruxelloise a inscrit le spéculoos et les savoir-faire artisanaux y attenant à l'inventaire du Patrimoine culturel immatériel. C’est ce qu’a fait savoir le Secrétaire d'Etat en charge du Patrimoine, Pascal Smet, lors d'une visite de la pâtisserie Goossens à Woluwe-Saint-Pierre.

Composé traditionnellement de sucre roux, de farine, de beurre et d'un mélange d'épices (cannelle, clous de girofle, cardamone, etc.), le biscuit au goût caramélisé est distribué depuis le XVIIIe siècle au moins à l'occasion de la Saint-Nicolas. "Comme elle l'a fait pour les fritkots et ou la culture du chicon, la Région bruxelloise inscrit le spéculoos à l'inventaire du patrimoine pour le protéger et le valoriser pour l'éternité", a déclaré Pascal Smet, alors qu'une multinationale a récemment annoncé qu'elle supprimait le mot "spéculoos" de ses emballages. 

La demande a été portée par la Maison Dandoy et l'ASBL Tartine et Boterham. "Quasi tous les artisans préparent encore, chaque mois de décembre, le spéculoos de manière traditionnelle: avec du bon beurre et à l'aide de moules en bois. Une preuve que ce savoir-faire artisanal ancestral bruxellois est encore bien vivant ! ", a estimé pour sa part Géry Brusselmans, coordinateur de l'association qui recense une soixantaine de véritables boulangeries et pâtisseries artisanales sur la Région-capitale. 

Une centaine de personnes sont directement associées à la fabrication et à la vente à Bruxelles du spéculoos moulé à l'effigie du Grand Saint. Le biscuit populaire rejoint ainsi la liste qui reprend notamment la procession de l'Ommegang, le fritkot, le théâtre de marionnettes Toone, la Saint Verhaegen (fête estudiantine de la fondation de l'Université libre de Bruxelles le 20 novembre), ainsi que la culture de la bière et du chicon.

Spéculoos de la maison Dandoy

Les plus consultés